CHAPITRE VIII
sur leur visage , et ils attendront avec confiance la vie étemelle.
w Toutes les puissances de l'enfer, toutes les fureurs exhalées contre eux comme la lave brûlante du Vésuve n'empêcheront pas le mormonisme de rester debout ; car le mormonisme est la vérité, et Dieu est son auteur. L'homme pourrait tout aussi bien tenter d'arrêter avec son faible bras le cours du puissant Missouri que de vouloir empêcher le Très-Haut de répandre sa science sur les saints des derniers jours. »
bu fond de sa prison, Smith donnait également des conseils pour le gouvernement de son ÉgHse ; • toutes les affaires temporelles devaient' être con- ^ duites, en son absence, par une conférence des ' plus fidèles et des plus respectables membres du ^ peuple mormon. Il leur promettait qu'au sortir de " ces tribulations Dieu verserait sur eux son Esprjt ' saint avec plus d'abondance qu'il ne l'avait jamais ^ fait depuis la création du inonde. Toutes les gloires '•' de la terre et du ciel, du temps et de l'éternité, sef raient manifestées à ceux qui avaient soufifert pour f l'Évangile de Jésus.
1^ Tandis que le prophète s'efforçait d'entretenir le ' zèle de ses sectateurs , les Mormons , incapables de s lutter plus longtemps contre leurs ennemis, étaient lî chassés du Missouri, sans qu'on leur laissât le temps i de vendre leurs fermes, ni de disposer en aucune
iG!2 LES MORMONS.
façon de leurs propriétés. Au milieu d'un rigoureux hiver, en décembre 1838 et janvier 1839 , hommes et femmes, vieillards et enfants, les malades mêmes, furent contraints de se retirer dans les prairies et les forêts , sans nourriture suffisante ni protection contre les injures du temps. C'est dans cette misérable condition qu'ils arrivèrent par petits détachements dans l'Illinois, où ils furent heureusement bien accueillis par les planteurs et par les Indiens. On ouvrit des souscriptions pour leur venir en aide ; un grand nombre trouvèrent à s'employer dans les fermes, les moulins et les usines. Au commencement du printemps de 1839, le prophète, plus heureux que dans sa première tentative d'évasion , s'échappa de sa prison et reparut parmi les siens dans un endroit nommé Quincy. Son inculte, mais touchante éloquence , ses invocations pleines de confiance dans le ciel, ses magnifiques promesses, son tact et son habileté, la joie des vrais croyants quand ils le revirent parmi eux, tout contribua à rétablir la confiance. Le gros des Mormons se groupa bientôt dans les alentours d'un village nommé, Commerce , situé au-dessus des Desmoines Rapids , sur la rivière de Mississipi ; ils y firent les préparatifs d'un établissement définitif. Les saints rejoignirent leur praphètç de diverses- parties des États-Unis ; plusieurs apportèrent des sommes d'argent assez considérables avec eux ; mais, avant de