CHAPITRE XII
« aussi longleiDps qu'il vaudra la peine d'être « défendu ,. une milice patriote le couvrira .de « son impénétrable égide. » L'administration du général Jackson peut être nommée l'apogée de la gloire, de la liberté, de la prospérité américaines; car la dette nationale, qui, en 1815, par. suite de la dernière guerre, s'élevait à cent vingt-cinq millions de dollars , et avait graduellement diminué, fut complètement payée dans ce véritable 4ge d'or. Des préparatifs furent faits pour répartir l'excédant du revenu entre les divers. États, et cet illustre patriote, pour employer les expressions émises dans son message d'adieu, se retira, laissant un grand peuple prospère et heureux, dans la pleine jouissance de la liberté et de la paix, honoré et respecté par toutes les nations du monde.
« Alors âgée de soixante ans, notre florissante république commença à décliner sous la main desséchante de Martin Van Buren. » De là date tout le maU selon Joseph Smith. « A partir de cette époque, l'ambition désappointée, la soif du pouvoir, l'orgueil , la corruption , l'esprit de parti , les factions agitèrent les États-Unis comme un tremblement de terre; l'avidité, la jalousie, les prétentions hypocrites, la vanité pompeuse et vide, se disputèrent les dépouilles du peuple, et balayèrent le pays entier, ainsi qu'un tourbillon, jusqu'à ce que le général Harrisson parût, comme une étoile au milieu de la
lempôte, pour annoncer le retour du beau temps. Malheureusement, ce grand homme mourut sans avoir eu le temps d'appUquer le baume sur la plaie.» L'administration du président Polk n'est pas plus du goût de Joseph Smith que celle de Van Buren.
«c Personne ne peut douter, dit-il en finissant, que l'astre glorieux de la liberté américaine ne soit arrivé à son décUn, et que l'anarchie et la conftision ne doivent, un peu plus tôt ou un peu plu» tard, détruire la paix du peuple. Des spéculateurs réclameront la fondation d'une banque nationale, comme seul moyen de sauver le crédit. Un clergé à gages et hypocrite trouvera des arguments plausibles pour combaltre les doctrines et les actes abo- Utipnnistes et les droits de l'humanité dans le congrès et dans tous les autres lieux où le succès donne le renom et où l'opposition conduit à la popularité, etc., etc., etc. peuple! tourne-toi vers le Seigneur, si tu veux vivre et réformer cette nation. Trompe les desseins des méchants ; réduis le congrès de moitié au moins : deux sénateurs par État et deux représentants par chaque million d'habitants feront plus de besogne que l'armée qui occupe aujourd'hui les salles de la législature nationale. Donne-leur le logement, la table et* deux dollars par jour, le dimanche excepté; c'est plus que n'en gagne un honnête fermier qui vit honorablement.