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CHAPITRE XII

Diminue le nombre, le traitement , le pouvoir des fonctionnaires publics; car les grands seigneurs philistins ont fait tomber les boucles d'or de notre nation sur les genoux de Dalila.

« Pétitionnez, ô Américains ! devant la législature de votre État. Demandez-lui de pardonner à tous les condamnés enfermés dans les différents pénitentiaires, et de leur ouvrir les portes en leur disant , au nom du Seigneur : « Allez, et ne péchez plus. » Dites à vos législateurs, quand ils font des lois pour punir le larcin, le vol avec effraction ou tout autre attentat, que la pénalité doit consister en travaux sur les routes, dans les édifices publies et dans des lieux où le coupable puisse apprendre la vertu et s'éclairer. La rigueur et l'isolement ne contribueront jamais autant à réformer les penchants de l'homme que la raison et l'amitié. Le meurtre seul mérite l'emprisonnement absolu ou la mort. Que les pénitentiaires deviennent des séminaires d'instruction où l'intelligence, comme un ange du ciel, bannira ces restes de barbarie. L'emprisonnement pour dettes est une honteuse pratique, que ne tolérerait, pas le sauvage le plus féroce. Amor vincit omnia,

« Pétitionnez aussi, bons habitants des États à esclaves, pour que vos législateurs abolissent l'esclavage en l'année 1850 ou immédiatement, et pour que l'abolitionniste soit mis à l'abri de l'outrage et

de la ruine. Priez le congrès de payer à chaque individu un prix raisonnable de ses esclaves avec le produit de la vente des terres publiques et les économies faites sur le traitement des membres du congrès. Brisez les fers du pauvre noir, et qu'il reçoive le salaire de son travail comme les autres êtres humains. Une heure de vertueuse liberté sur la terre vaut une éternité d'esclavage. Abolissez dans l'armée et dans la marine l'usage de faire juger les déserteurs par une cour martiale. Si un soldat ou un marin déserte, envoyez-lui sa solde arriérée, avec le simple avertissement que son pays ne placera plus jamais sa confiance en lui, vu qu'il a forfait à l'honneur, i*

Joseph Smith, dont nous ne pouvons qu'approuver les doctrines sur l'esclavage, tombe ici en pleine utopie. Il se lance ensuite dans des considérations de politique extérieure où nous ne le suivrons pas. 11 conseille aussi la fondation d'une banque nationale avec des succursales dans tous les Etats , banque dont le capital serait fourni par la nation pour la banque centrale , et par les États pour les succursales. Les directeurs seraient élus annuellement, et ne pourraient recevoir plus de deux dollars par jour. Les billets émis par ces diverses banques n'excéderaient jamais la valeur des capitaux enfermés dans leurs caves. Comme on le voit par ce peu de mots, les excursions du prophète dans

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