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CHAPITRE XII

le domaine financier ne sont pas fort heureuses. Hâtons-nous d'arriver à sa péroraison : « Soixantedix années ont fait beaucoup pour ce beau pays; elles ont brisé les chaînes de l'oppression monarchique et multiplié ses habitants de deux à vingt millions; elles lui ont donné une part de science proportionnée à ce progrès et assez grande pour naviguer autour du globe , enlever la foudre aux nuages et lutter avec toutes les têtes couronnées. Eh quoi ! ce peuple autrefois florissant ne sortira-t-il pas comme le phénix des cendres du pouvoir de Martin Van Buren, du milieu des ruines fumantes et des débris de tant d'autres charlatans politiques, des Benton, des Calhoun, des Clay, des Wright et d'une caravane d'infortunés docteurs en législation?

« Nous avons eu des présidents démocratiques, des présidents v^higs, un président pseudo-démocrate whig. Maintenant il est temps d'avoir un président des États-Unis ; il est temps que le peuple de l'Union entière , comme les inflexibles Romains , lorsqu'un fonctionnaire public ne remplissait pas les promesses faites par le candidat , précipitent le misérable sycophante du haut de son élévation , comme Dieu précipita Nabuchodonosor, le réduisant à brouter l'herbe des champs au milieu du bétail et avec un cœur semblable à celui de la brute. »

Après une dernière sortie plus amère et plus

violente encore contre Van Buren, auquel il attribue le maintien indéfini de l'esclavage, et dont la voix dit-il , a été ceUe du diable, Joseph termine ainsi : « Dans les États-Unis, le peuple est le gouvernement; il est le seul souverain qui doive régner, le seul pouvoir qui doive être obéi, le seul gentleman auquel on doive hommage à l'intérieur et à l'extérieur, sur terre et sur mer. Si donc je devenais président des États-Unis par Ips suffrages d'un peuple vertueux , j'honorerais les vieux sentiers des vénérés fondateurs de la liberté. Je marcherais sur les traces des patriotes illustres qui portèrent l'arche du gouvernement sur leurs épaules en ne songeant qu'à la gloire du peuple , et si ce peuple pétitioimait pour l'abolition de l'esclavage dans les États à esclaves , j'emploierais tous les moyens honorables pour faire écouter ses prières et rendre la liberté aux captifs, en donnant aux propriétaires du Midi un équivalent raisonnable de leur propriété, afin que la nation entière soit affranchie. Si le peuple pétitionnait pour obtenir une banque nationale, je ferais tous mes efforts pour le satisfaire, pour établir une banque sur des principes nationaux , de manière à économiser les taxes, et le peuple contrôlerait lui-même les voies et moyens ; et si le peuple demandait par ses pétitions la prise de possession du territoire de l'Orégon ou d'autres territoires

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