CHAPITRE XIII
l'accusation fût ou non fondée, il est assez difficile et peut-être assez inutile de le savoir aujourd'hui ; mais Higbee poursuivit Joseph devant la cour municipale de Nauvoo, pour outrage et diffamation, et il demanda cinq mille dollars de dommages et intérêts. A sa requête, Joseph fut arrêté, et l'affaire fut appelée, en vertu d'un writ d'habeas corpus^ devant ladite cour, le 6 mai. Les aldermen de la ville, qui tous étaient Mormons, occupaient le banc des juges, et Sydney Rigdon plaidait la cause du prophète. Plusieurs faits révélés dans le cours des débats prouvèrent un déplorable relâchement de morale ée la part de certains hommes qui, après avoir été membres et fonctionnaires de l'Église, en avaient été expulsés pour leurs adultères et livrés à Satan par le prophète et par les autres chefs de la secte. La cour, après avoir entendu Joseph, Hiram Smith et plusieurs autres témoins, décréta : !• que Joseph serait immédiatement mis en liberté, à cause de l'illégalité de l'ordonnance d'arrestation; 2<»que la conduite d'Higbee, d'après les témoignages recueillis , était infâme , et que le procès intenté à Joseph était une oeuvre de pure malice, die rancune et de corruption. Higbee n'avait droit, par consé* quent, à aucuns dommages et intérêts.