Dr. Dusolier, Tb. cit
2. W. Meyer, tout en soulevant de nombreuses objections, veut bien reconnaître que mon opinion sur François II est assez bien fondée Cziemlich wohl begriindetV W. Meyer me flatte au delà de toute mesure sans s'en douter. Cir, que François II fût un adénoïdien, j'en suis, à cette heure, un peu moins persuadé qu'autrefois. Pour parler net, Bonivard aurait dit sur lui le mot vrai : c'était un punais. « Son nez fort camus, écrit Chantonnay, dont j'ignorais en 1893 ce témoignage, son nez fort camus distille une humeur fort puante... Son haleine semble aigrie par une corruption intérieure... Dès son enfance, il ne s'est pas accoutumé à purger par les narines, et lorsqu'il le fait par hasard, il sort une matière noire comme de l'encre. » Si Chantonnay avait dit: une matière verte comme pré^ le tableau aurait été d'une
D'' Potiquet et W. Meyer, qu'il est celui qui se rapproche le plus de la vraisemblance.
S'agirait-il, par exemple, de syphilis, comme l'ont avancé maints historiens? Un de nos coafrères a résolu la question de telle façon qu'il n'y a pas à y revenir.
La maladie de François U n'est pas une manifestation hérédo-syphîlitique, écrit le D' Dusolier*. Les contemporains savaient bien que François l*"* avait pris la vérole et peut-être, ont-ils pensé à l'influence de cette vérole de l'aïeul sur le petit-fils, quand ilsparlent de « sangcorrompu en toute masse*: mais Michelet dit beaucoup en écrivant des fils de Catherine de Médicis : « Dans leur enfance la bouffissure héréditaire se surenflait d'humeurs mauvaises, trop visiblement héritées des deux grands pères : François 1" malade dès seize ans; Laurent, qui meurt à vingt ans, consumé jusqu'aux os. Ce mal épouvantable sautait parfois une génération. Indulgent pour Henri 11 et Catherine, il retomba
précision achevée, et le plus novice en rhinologie eût crié vite : haro sur le punais ! Cependant, noire comme de l'encre ou verte comme pré, cela peut s'arranger. Ce n'est pas un des moindres charmes de l'étude de la médecine que l'infinie diversité des signes par lesquels s^exprime une même maladie, y compris la variété de ccloris des sécrétions qu'on y observe. Si, dansl'ozène ou punaisie, la matière, comme dit encore le populaire en parlant de ces sécrétions, est le plus souvent verdâtre ou grisâtre, elle s'y montre parfois noirâtre, par suite .du suintement sanguin qui accompagne le détachement des sécrétions concrètes. Et puis Chantonnay, en homme du monde causant médecine, n'aurait-il pas poussé les choses au noir? Donc, Bonivard avait probablement raison contre moi. J'ai douté un moment de sa véracité. Que ses mânes me le pardonnent ! Cf. l'étude postérieure à son ouvrage j du D' Potiquet, parue dans la Chronique médicale^ du I" janvier 1899.