‹ Les morts mystérieuses de l'histoire (volume 2)Chapitre 122 sur 277 · Dusolter, Psychologie des Valois, p, S · texte numérisé non relu

Dusolter, Psychologie des Valois, p, S

2. Agrippa d'Aubigné, Œuvres complètes, par Eugène Réaume. F. de Caussade, Paris, 1873.

d'aplomb sur les petits-fils qu'il mina sous diverses formes ; il nous délivra des Valois ^

Michelet visiblement exagère : ni François K, ni Henri 11 ne pouvaient donner ce qu'ils n'avaient pas au moment où ils concevaient leurs enfants : la syphilis des pères était postérieure à la naissance de ces derniers. Cette affection se révèle par de tels signes qu'ils n'auraient pu passer inaperçus.

S'il ne s'agit pas de syphilis, il ne saurait davantage être question d'une rhinite fétide.

Le malade avait-il des polypes nasaux? Mais, outre que les polypes du nez auraient à la longue sailli à l'extérieur, il est rare de les rencontrer chez l'enfant.

Les végétations adénoïdes, au contraire, sont des plus fréquentes dans la première et même dans la seconde enfance.

Il y a donc toutes probabilités — à trois siècles et demi de distance on ne saurait affirmer avec certitude— que François 11 est mort d'une méningoencéphalite, consécutive à une inflammation supputée de Voreille gauche, liée à des végétations adénoïdiennes.

Cette maladie peut-elle avoir exercé une influence sur l'état intellectuel du roi? Sans aucun doute, il existe une relation entre une affection qui tenait constamment celui qui en souffrait dans un état voisin de la demi-asphyxie et le développement des facultés du cerveau ? Certains sens, notamment l'ouïe, l'odorat, sont atteints par pro-

Page 1