Cf. d'Arconville, Marie de Médias, t. lll
2. Nous en devons la communication à M. Noël Charavay, dont on ne réclame jamais en vain le concours dans les recherches historiques.
les premiers jours du mois de juin, cette sentence : «Je répète le secret qu'elle ne passera cette année. » Cette année, il aurait pu dire ce mois, puisque Marie de Médicis succombait, jour pour jour exactement, un mois plus tard, le 3 juillet, en dépit des astrologues qui l'avaient rassurée sur son sort.
Le 25 juin (c'est la relation du biographe de la reine), elle avait été attaquée d'une grosse fièvre accompagnée d'une soil' ardente ; comme on remarqua le lendemain quelques rougeurs à son visage, on les prit pour un érisipèle (sic), mais le i"' juillet, la fièvre ne diminuant point et son agitation étant extrême, Riolan, son premier médecin, l'examina avec encore plus d'attention et s'aperçut de quelques taches noires aune de ses jambes. Il ne douta pas qu'elle n'eût la gangrène et désespéra dès lors de sa vie. 11 crut devoir l'instruire de son état. Elle reçut cette nouvelle sans témoigner aucune émotion... Cependant la gangrène faisant des progrès très rapides, les médecins décidèrent qu'il fallait couper la jambe à cette princesse... Sur le soir, Marié se trouva un peu mieux et les médecins espérant qu'en enlevant la partie des chairs gangrenées, ils pourroient éviter l'amputation de la jambe, se déterminèrent à prendre ce parti. Les incisions qu'on lui fit parurent la soulager : elle souffrit moins pendant la nuit; mais le lendemain elle sentit qu'elle s'affaiblissoit et voulut profiter du peu de moments qui lui restoient pour faire son testament*...
Elle n'avait désormais plus que quelques heures à vivre : elle succomba,le 3 juillet 1642, à midi et demi, âgée de soixante-neuf ans, deux mois et neuf jours-.
Le récit que nous avons reproduit de la der-