‹ Les morts mystérieuses de l'histoire (volume 2)Chapitre 169 sur 277 · I. Raspail, loc. cit · texte numérisé non relu

I. Raspail, loc. cit

En réalité, les médecins ne trouvaient pas commode pour eux d'aller tous les jours au faubourg Saint-Jacques; et, une fois arrivés, d'attendre devant le Val-de-Grâce, dont les portes ne s'ouvraient qu'après de longs pourparlers*.

La reine dut se résigner à quitter sa chère abbaye, où elle avait tant désiré finir ses jours, pour aller mourir dans le palais des rois.

Il fallut se décider au départ ; on arrosa la plaie avec de l'eau de chaux, car la gangrène s'y était mise. Ce voyage fut plus pénible encore que le premier; on redoubla les ablutions à l'eau de chaux, sans diminuer les souffrances qui devinrent si fortes que la reine faillit en perdre la raison *.

11 était dit qu'on ne laisserait pas un moment tranquille l'infortunée souveraine. A peine étaitelle installée qu'on reparlait d'opération. C'est encore Gui Patin qui va nous instruire de cette nouvelle intervention des médicastres qui entouraient la reine.

On a fait une ouverture à la mameUe ; la nuit suivante la malade s^est trouvée si mal, qu'il fallut lui donner à minuit l'extrême-onction... la reine-mère se porte un peu mieux depuis Touverture de son abcès, duquel on tire beaucoup de boue ; mais c'est la mamelle droite, et non pas la gauche qui est ulcérée du cancer (4 août).

On dit que la reine-mère a fait son testament, que le roi même a signé. On dit qu'autour de ses mamelles, il y a. force glandules douloureuses... elle mangeait trop et se purgeait trop peu... elle a une nouvelle tumeur dans son épaule gauche... on dit aussi qu'elle a une pustule maligne à la jambe (18 août).

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