V. aux Pièces justificatives, la note A
d*Anne d'Autriche a sa place, entre ceux de Marie de Médicis, femme de Henri IV, et de Marie- Thérèse, épouse de Louis XIV.
Plus récemment, Dom Poirrier, bénédictin de l'abbaye, témoin oculaire de la dévastation des caveaux en 1795, établissait, dans son rapport officiel, que le cercueil de la reine, extrait de son caveau le 14 octobre, avait été précipité, avec ceux des autres rois et reines, dans d'immenses fosses remplies de chaux, où l'on n'a plus retrouvé, quand on les a ouvertes en . 1816, que des ossements méconnaissables.
11 y a une vingtaine d'années environ, on annonça la vente des meubles et curiosités provenant des héritiers d'un certain D' Dabos, médecin du Val-de-Grâce. Dans le nombre des objets à adjuger figurait un petit paquet, accompagné de la note suivante, avec signature dûment légalisée:
Peau du bras droit d*Anne d'Autriche, enlevée de son cercueil dans les souterrains du Val-de-Grâce j le 12 mat/ 800, par moi Dabos, mcdtciu du Val-de-Grâce,
Signé : Dabos ^
Après ce que l'on a lu plus haut, est-il besoin d'ajouter que la relique ne pouvait être qu'apocryphe? Nous ne serions pas néanmoins trop surpris qu'elle ait trouvé acquéreur, la tradition s'étant conservée dans certains milieux qu'Anne d'Autriche repose dans l'abbaye qu'elle avait fondée, alors que, comme nous l'avons établi, il