Raspail, loc. cit
piriques finit par transformer en ulcérations phagédéniques, en ulcères rongeants, que le traitement spécial rongea chaque jour davantage, jusqu'à ce que le rasoir plus expéditif vint enlever tranche par tranche tout ce que les remèdes étaient trop lents à ronger.
Etait-ce un vrai cancer hydrargyrique? on ne distinguait pas à cette époque l'un de l'autre, et on ne s'appliquait pas à tenir compte des deux caractères, et encore moins de la formule des remèdes empiriques par lesquels on essayait d'enrayer la marche du mal.
Pour bien comprendre ce qui précède, il convient de ne pas oublier que l'auteur que nous venons de citer eut, toute sa vie durant, deux bêtes noires : les Jésuites, et... le mercure ! Toutes les morts de rhistoire ont l'une ou l'autre de ces deux causes. Si Anne d'Autriche n'a pas été victime d'une machination occulte, elle a succombé à un empoisonnement médicamenteux. Et vous allez voir que nous n'exagérons rien en interprétant ainsi le texte que nous reproduisons ci après :
Admettons donc qu'Anne d'Autriche est morte d'un cancer au sein, et sans qu'aucun empoisonnement coupable, et autre que l'empoisonnement médical, soit venu ajouter un atome de souffrances d'une nature étrangère à celles de ce terrible fléau de la femme qui a eu une fois dans sa vie du lait au sein... *
Sans doute l'affirmation n'y est pas, mais on laisse planer les soupçons, — etc'est déjà trop!
Nous estimons qu'il est superflu d'entreprendre, la réfutation d'une opinion que nous n'avons mentionnée» que pour en montrer la singularité — et l'inanité.