Cf. Chronique médicale
4. « 11 favorisoit et facilitoit, de tout son pouvoir, les expériences de médecine et de physique. Un capitulaire, donné à Thionville en 805, recommande expressément Tétude de la médecine, et veut qu'elle fasse partie de l'éducation. 11 y avoit dans le palais un édifice consacré à cette science, sous le titre Hippocralica tecla, Charlemagne avoit à sa cour les plus habiles médecins de son temps; mais on a observé qu'il en faisoit peu d'usage pour lui-même; que son unique remède dans ses maladies d'ailleurs peu fréquentes, étoit la diète. » Gaillard, Histoire de Charlemagne , t. 2, p. 152-153.
On prétend que c'est en revenant de la chasse qu'il éprouva les premiers symptômes du mal qui devait l'emporter. La version la plus généralement acceptée, c'est « qu'une pleurésie se déclara et le septième* jour de sa maladie, le 28 janvier, à neuf heures du matin, après avoir reçu la communion, Charlemagne, âgé de près "de soixante-douze ans, rendit son âme à Dieu*, qui lui avait confié sur la terre la plus grande mission qu'aucun chef d'Etat ait jamais accomplie ♦. »
Le D*" Bougon ne partage pas l'opinion commune.
« Ce fut certainement une pneumonie aiguë franche qui l'emporta en six jours », écrit notre distingué confrère, et voici son argumentation. A cette époque, on ne savait pas encore ausculter et les médecins donnaient le nom de pleurésie à toute affection caractérisée par une douleur dans le côté (wXrjpov, en grec, d'où l'on a fait pleuresis^ point de côté). Mais aujourd'hui il n'est pas possible de
I. « 11 fut saisi d'une fièvre qui l'emporta en sept jours. » GaiUard, Histoire de CharUmagney t. H, îoc, cH,
3. Le lieu de naissance et la date de la mort de Charlemagne ont été l'objet d'une controverse, qu'on trouvera parfaitement exposée dans Warnkoenig et P. A. F. Ûerard, Histoire des CaroHngienSy (BN, L' a 20), t. 1, p. 140 et suiv.
3. « Le peuple ne croit pas que les grands hommes et les grands rois puissent mourir, sans que l'ordre des élémens soit troublé, sans que des signes célestes annoncent cet événement. On renouvela, pour Charlemagne, l'hiftoire de tous les prétendus prodiges dont on veut que la mort de César ait été précédée, accompagnée et suivie. « Ces prodiges, dit Mezerai, en parlant de ceux qui concernent Charlemagne, furent capables d'étonner ceux même qui n'y ajoutent point de foi. On érigeoit tout en présage. » Histoire de Charlemagne, par Gaillard, t. ll>p. 170.