V. la suite dans la Chronique médicale, 1899, p
«que Ton le mit dans urt de ses carosses... pour le transférer à Saint-Cloud. » Il resta exposé sur un lit de parade jusqu'au lendemain à 8 heures du matin, où arrivèrent les médecins.
L'ouverture du corps fut pratiquée par Chirac, assisté du chirurgien du Régent et de Lapeyronie, chirurgien du roi. L'apothicaire procéda à l'embaumement.
Le jeudi 16 décembre, le corps du duc d'Orléans traversa Paris, en pompe funèbre. Le cortège se miten marchesur les six heures du soir, «passant par le Point du jour, le cours, la Porte Honoré, la rue Saint-Honoré, celle de la Féronerie, la rue Saint-Denis et la Porte Saint-Denis * ».
« 11 y avait, dit un chroniqueur du temps*, une foule de peuple et on n'a jamais entendu dire tant de sottises. Son cœur, quelques jours auparavant, avoit été porté au Val-de-Gràce ; on demanda à un laquais s'il avoit vu passer le cœur: «Non, dit-il, mais j'ai vu passer son âme par la rue d'enfer. »
Le mot était cinglant : il était l'écho de l'opinion publique.
Le duc d'Orléans avait été l'objet des imputations les plus graves et nous pouvons dès à présent le déclarer, en attendant que nous en fassions la démonstration % les plus calomnieuses.
En moins d'un an, le Grand dauphin, le duc de Bourgogne, le duc de Bretagne, trois générations