‹ Les morts mystérieuses de l'histoire (volume 2)Chapitre 189 sur 277 · Journal de Narbonne, p. 513 et suiv · texte numérisé non relu

Journal de Narbonne, p. 513 et suiv

du bras et it revint à Versailles, où le soir on le saigna du pied * .

Le jeudi, il se trouva tin peu mieux et on lui donna de rémétique.

Le vendredi 26, sur les neuf heures du soir, on le saigna une seconde fois du pied, ce qui fit diminuer un peu le mal de tête et la fièvre qui accompagnaient l'indigestion.

Le samedi 37, la fièvre diminua un peu.

Le dimanche 28, la fièvre ayant redoublé, Dodart, premier médecin, Lapeyronic, chirurgien, et une partie de la Faculté se réunirent chez le Roi. On fut d'avis de saigner Sa Majesté une troisième fois du pied. Marcschal, le premier chirurgien, s'y opposa, et ayant énergiquement annoncé que, si on saignait le Roi du pied, il se retirerait, son opinion prévalut, et le Roi ne fut pas saigné.

Le lundi 39, le Roi se trouva sans fièvre; le 50, de même, et le Roi dormit huit heures de suite pendant la nuit.

Le 51, Sa Majesté se port.>nt beaucoup mieux, M. le duc de Gesvresfit tirer quelques fusées volantes sur les neuf heures du soir.

Déjà, le 30, le Parlement ayant appris le rétablissement du Roi, avait fait chanter un Te Deum.

Un an après (2 novembre 1727), le Roi est tombé de son lit, en levant qu'on lui coupoit un bras; il s'est fait mal aux genoux, il a été saigné etgarde le lit pour quelques jours '.

Jusqu'en 1745, le roi paraît avoir joui d'une

1. a"^ juillet 17126... On est dans la douleur. Le Roi se trouva mal avant-hier; cela ne parut rien, et il alla à Rambouillet l'après-dînée; mais la fièvre le prit; il fut saigné hier à Rambouillet et ramené le soir à Versailles avec la fièvre. Je ne sais point de nouvelles d'aujourd'hui encore; nous avons bon besoin que Dieu nous le conserve.

25 juillet 1726, (Lettre XXII). — Voici des nouvelles du Roi; il est arriyé de Rambouillet à quatre heures; il a été saigné du pied à deux heures du soir, aujourd'hui tout le jour il a été mieux, avec un peu de fièvre, mais sans redoublement ; il n'y a point de venin. (Journal de Mathieu Marais, t. 111, p. 436-7.)

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