‹ Les morts mystérieuses de l'histoire (volume 2)Chapitre 190 sur 277 · Journal de Mathieu MaraiSy t. III, p · texte numérisé non relu

Journal de Mathieu MaraiSy t. III, p

santé relative. Cest au mois d'août de cette année 1744 qu'il futfrappé, étant à Metz, d'un mal soudain qui le mit à deux doigts de sa perte. Les médecins se firent gloire bruyamment de cette guérison; et c'est à qui en revendiquerait l'honneur. D'après une relation dont nous n'avons eu que récemment communication*, il semble que le roi ait eu tout simplement une insolation. Des saignées et des purgatifs *, toute la thérapeutique de l'époque, eurent vite remis sur pied l'imprudent monarque'.

Ce n'est que trente ans plus tard que le roi devait être à nouveau visité par la maladie ; mais ce fut cette fois sans rémission, et, en dépit du pronostic favorable des médecins*, le mal s'aggrava rapidement et le dénouement que l'on sait survint au bout de peu de jours ■'.

1. Jugements sur quelques ouvrages itouveauVy t. VIII, p. 1014.

2. On lui administra, en outre, deux remèdes considérés en ce temps-là comme des panacées : des gouiUs du général de la Moite et du lys de Paracelse !

3. Pour le détail, cf. Le Cabinet secret, i* série, p. ^ et suiv.

4. Cf. Correspondance inédite du prince François-Xavi^ de Saxe^ par Thévenot, p. 19 et suiv.

5. Cf. sur la mort de Louis XV, outre les sources indiquées au coursde ce chapitre et dans Le Cabinet Secret, loc. cit.. les Souvenirs de Job-Nicolas Moreau, Pion, 1898; Flammermont, Les Correspondances des agents diplomatiques étrangers en France; Comte Fleury, Louis X^et les Petites-Maîlrfssis, etc., etc.

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