‹ Les morts mystérieuses de l'histoire (volume 2)Chapitre 205 sur 277 · V. aux Pièces justificatives la note B · texte numérisé non relu

V. aux Pièces justificatives la note B

phln devait être inoculé. C'était toute une affaire que l'inoculation et il fallait s'y préparer par un régime approprié, dont les médecins exagéraient à plaisir l'importance*. L'opération parut tout d'abord avoir réussi, mais Mes suites ne s'enrévèlèrent qu'un peu plus tard. Peut-être n'était-ce qu'une coïncidence ; toujours est-il que la santé du dauphin resta profondément altérée depuis l'opération.

Aussi dans le peuple murmurait-on contre cette pratique, qui n'était pas encore assez sûre pour qu'on l'essayât sur «une tête aussi chère '. »

L'année suivante (1786), au mois d'avril, le Dauphin a des mouvements fébriles qui inquiètent son entourage; on parle de lui faire quitter Meudon, où il ne séjourne que depuis quelques mois, pour habiter le Petit Trianon, dont l'air est plus salubre, et où il pourrait passer la belle saison V

A la suite de l'inoculation sont survenus des boutons suppurants que les médecins de la Cour ont cherché à faire disparaître, parce qu'ils ont remarqué que ces boutons déplaisent à la Reine quand elle veut caresser son enfant *. 11 en est

1. V. Hist. de VAcadimie royale des Sciettces^ p. 849 et suiv.

2. Le Oauphin fut inoculé à la Muette par Brunier, médein des Enfants de France. L'éruption fut très abondante, surtout à la figure. La reine vint voir son auguste fils, et le trouvant couvert de boutons, s'écria : Grand Dieu! qu'a-t-on fait à mon fils! Dès le lendemain de l'opération, les boutons étaient presque tous rentrés. (Cf. Revue des Provinces, 1866, t. XI, p. 492 et suiv.).

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