‹ Les morts mystérieuses de l'histoire (volume 2)Chapitre 207 sur 277 · Correspondance f etc., t. Il, p · texte numérisé non relu

Correspondance f etc., t. Il, p

2. Souvenirs d'un page de la cour de Louis Xyi, par Félix comte de France d'Hézccques, Paris, Didier, 1873, p. 23.

trajet d'un bout à l'autre de la table : après quoi, il fut déclaré, à l'unanimité, et sans qu'aucune observation eût été faite, que Madame la Duchesse de Polignac remettait Monseigneur le Dauphin en bonne santé entre les mains de M. le duc d'Harcourt.

Il était pourtant facile de constaterdès ce moment

— et des yeux exercés ne s'y étaient pas trompés *■

— que la démarche de l'enfant était gênée pendant la promenade qu'on lui avait imposée. Le dedans de ses mains était tourné « comme pour lui servir d'aviron »; elles ressemblaient, disait-on, « aux mains des bossus quand ils marchent ». De plus, il n'était guère de place sur son corps où on ne vit la trace d'un vésicatoire : les médecins ne le traitaient guère autrement que par ce révulsif.

Au mois de janvier 1787, on adjoignit au duc d'Harcourt deux sous-gouverneurs, MM. D'Allonville et du Puget, et deux sous-précepteurs ^ Le choix des sous-gouverneurs fut généralement approuvé, tandis que celui des instituteurs était assez fortement blâmé. L'éducation de l'enfant devait s'en ressentir.

Mais il est bien question d'éducation : la santé du dauphin est le sujet de bien d'autres soucis. 11 est, depuis quelque temps, consumé par une fièvre lente qui fait le désespoir des archiâtres. Dans les premiers mois de 1788, sa maladie fait

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