‹ Les morts mystérieuses de l'histoire (volume 2)Chapitre 220 sur 277 · Be Beauchesne, cité par H. Provins, t. I, p · texte numérisé non relu

Be Beauchesne, cité par H. Provins, t. I, p

2. Preuves de Vexi%tence du fils de Louis A'K/, par J. Suvigny, Paris, 1851, p. 30 et suiv.

duits divers certificats, émanant de personnes très honorables, acteurs ou témoins de seconde main, mais dont la sincérité éclate aux yeux les plus prévenus. « Dix-huit attestations du même fait, conclut l'enquêteur, doivent le placer à l'abri de toute espèce de doute. Nous aurions pu les multiplier à l'infini ; mais à quoi bon, n'y en a-t-il pas assez?... * »

De toutes les attestations, la plus importante à coup sûr est celle de la veuve Simon. Sa déclaration, qui n a jamais varié*, est formelle : toute sa vie, en dépit de toutes les pressions exercées sur elle pour l'amener à une contradiction, et de l'intérêt qu'elle avait à soutenir le contraire, elle a affirmé que le Dauphin avait été enlevé du Temple. On a dit que ses facultés mentales étaient altérées sur la fin de ses jours. Un certificat de médecin, cinq attestations de personnes diflërentes', les réponses très lucides et nullement incohérentes qu'elle a faites aux questions qui lui furent posées, aux interrogatoires auxquels on la soumit, établissent sans conteste qu'elle jouissait de toute sa raison. Malgré les' menaces de la police, la veuve Simon* a toujours dit à qui voulait l'entendre que le Dauphin n'était pas mort au Temple et cela en plein règne de Louis XVIll, à une

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