‹ Les morts mystérieuses de l'histoire (volume 2)Chapitre 231 sur 277 · Cf. Chronique médicale, 1897, pp · texte numérisé non relu

Cf. Chronique médicale, 1897, pp

3. N'aurait-il pas pu, d'ailleurs, contracter la maladie qui l'a emporté au chevet de son ami Desault? On n'ignore pas la contagiosité de la fièvre typhoïde.

- 4. « Doublet portait en lui le priftcipe d*un germe destructeur ; en quittant ses élèves il se mit dans son lit de mort.. Au bout du onzième jour de sa maladie, il succomba. Une fièvre ataxique cérébrale l'enleva aux sciences et à l'humanité le 5 juin 1795 à une heure du soir. 11 était à peine âgé de quarante-quatre ans. .. » P. 18 de la Notice historique sur la vie et les ouvrages de François Doublet, parj. Doublet de Boisthibault, son neveu, Paris, 1826. (B» N% cote Ln »' 6219).

Par suite de la mort de Desault, Tenfant du Temple restait privé de soins. Le D*" Pelletan fut dès lors nommé en remplacement de Desault.

Le docteur Pelletan avait été, pour la première fois appelé auprès du jeune malade dans l'aprèsmidi du 5 juin; et dès la première entrevue, jugeant la situation d'une exceptionnelle gravité, il avait demandée s'adjoindre un de ses collègues. Le surlendemain, le D'* Dumangin * se joignait à lui. Après délibération, les deux praticiens sollicitaient, d'un commun accord, le concours de deux nouveaux collègues pour donner à leur consultation plus de poids : N. Jeanroy* et Lassus ^ furent désignés par la Convention, sur la demande de leurs confrères.

Le 8 juin, le jeune prisonnier du Temple avait vécu.

A peine la nouvelle de la mort, de celui qu'on croyait être Louis XVll, fut-elle répandue, qu'un grand nombre de personnes s'empressèrent de publier qu'un poison lent, « apprêté dans un plat d'épinards, » avait abrégé la vie du malheureux enfant*.

On faisait valoir plusieurs apparences pour justifier les soupçons. Oa rappelait que le représentant Mailhe, au nom du comité de Législation,

1. Le «citoyen » Dumangin était premier médecin de THospiccde PUnité.

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