Continuateur de Naugis, édition Géraud, t. I, p
d'une période de dépression mélancolique, dont la durée est restée indéterminée.Charles de Valois allait même jusqu'à faire retomber la responsabilité de la mort de son frère sur Enguerrand de Marigny, dont les malversations avaient causé à Philippe un si profond chagrin. C'est en se basant sur la déclaration de Charles à son neveu, Louis le Hutin, précisant cette accusation, que certains historiens contemporains, entre autres Lacabane*. ont cru pouvoir affirmer que la mort de Philippele-Bel devait être attribuée au chagrin.
Nous ne nous arrêterons pas à un argument plus politique que scientifique et nous aborderons une autre version, qui semble jouir d'une plus grande créance, bien que sa base soit tout aussi fragile.
On enseigne encore aujourd'hui dans nombre d'histoires officielles *, que Philippe-le-Bel aurait été victitne d'un accident de chasse. Le roi était, en effet, grand chasseur devant l'Éternel'. On apprend qu'il est tombé malade au cours d'une de ses chasses, et aussitôt la légende de s'établir qu'il a été blessé par un sanglier *; d'autres disent qu'il s'est fracturé lajambe en tombant de cheval*.