‹ Les morts mystérieuses de l'histoire (volume 2)Chapitre 53 sur 277 · Lavisscet Rambaud, Histoire générale , t · texte numérisé non relu

Lavisscet Rambaud, Histoire générale , t

3. Philippe-le-Bel était très passionné pour la chasse. 11 entretenait à Fontainebleau une meute de quarante-cinq lévriers. (Bibliot. nat., fonds français, 25256, fol. 38, cité dans la Cbronograpbia regum francontmf t. 1, 218, note).

4. De Sismondi, Hist. des Français^ t. VI; Guizot, Hist. de Fraiure, t. 1 et note B, aux pièces justificatives, à la fin de Tarticle.

5. Biographie Didot ; H. Martin, Hist. de France, i. IV, etc.

Même incertitude sur le lieu où se serait passé révènement. Lé roi chassait en forêt près de Pont-Sainte-Maxence, chef lieu de canton de rOise, arrondissement de Senlis, probablement dans la forêt de Halatte, — à moins que ce ne fut dans la forêt de Bière * (Fontainebleau), ou même à Corbeil ', d'où il aurait été transporté à Fontainebleau.

Geflfroi, GeoflFroi ou Godefroi de Paris est le seul, parmi les historiens français contemporains, qui ait fait allusion à cet accident de chasse; encore ne semble-t-il êtie que l'écho ' des

1 . Chronique normande, p. 30. « Après avint en ce temps, au mois de septembre, que le beau roy Philippe ala chacé en la forest de Bière et eurent sa gent eslevé un sanglier grant et merveilleux, le roi le chaça tant que il passa ses gens par force de cheval, etc. »

2. Selon Jean de Nouelles, ce seiait la forêt de Fontainebleau (de Byère), mais cela ne peut s'accorder avec les mots vers Senïi{, ni avec les vers suivants (y. note suivante) où il est dit que le roi se fit transporter par eau à Paris. Jean de Saint-Victor dit, avec plus de probabilité, que Philippe-le-Bel tomba malade à Pontoisc. {Rec, des Hist. de Fr., t. XXII, p. »5i, note 4).

3 . Et d* autre part fu raconté Que le roy en chaçant, monté Estoit sur un corcier cheval ; si couroit amont et aval.

Et en courant à fortbruncha, Que le roi jus en trébucha.

Et en sa jambe fu quassé, Où il avoit, grant temps passé, Crant mal eu et maladie.

Qui lors fu com recommancie, Et i ot plus mal que devant.

Ses gens qui Taloient suiant, De là où il s'estoit blécié, L'ont ensemble pris et drécié.

bruits qui circulèrent alors dans le public '. S'il faut en croire M. Funck-Brentano, on ne saurait accorder qu'une confiance médiocre à la chronique rimée de Godefroi de Paris. Voici, en effet, ce qu'il nous dit, dans une des érudites annotations de son opuscule sur la mort de Philippele-Bel:

Elle (cette chronique) est, à vrai dire, bourrée d'erreurs grossières; elle traduit, dans le langage d*un bourgeois de l'époque, bonhomme et gouailleur, les racontars qui couraient la ville sur les événements du jour. C'est un long narré, un peu somnolent et lourd, mais de ci de là vivement piqué de traits plaisants... La chronique de Geffroi est une source précieuse pour l'étude de l'esprit de cette époque...

« Godefroi de Paris, dit de son côté Léon Lacabane, qui fait cependant grand cas de ce chroniqueur, est, je crois, le seul* de nos historiens fran-

A nostre roi, à nostre chief Avint vers Senliz cest meschief En une forest renommée Qui est... * appelée.

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