‹ Les morts mystérieuses de l'histoire (volume 2)Chapitre 90 sur 277 · Did, bist., deChaudon et Delandine, article Mercure · texte numérisé non relu

Did, bist., deChaudon et Delandine, article Mercure

découvert la pierre philosophale et de transmuer les métaux. ^

De guerre lasse, le roi commanda six gros cierges de cire pour être brûlés dans l'église de « Monseigneur Saint-Antoine de Viennoys ». Mais pas plus les cierges que l'anneau de Saint Zanobi * , que Louis XI avait prié Laurent de Médicis de lui envoyer, ne parvinrent à le préserver de ce que ses médecins prirent pour le morbus sacer, le sa^r^' ma/, devrait-on dire plutôt quemal sacré — ou, pour s'exprimer plus clairement, de r^//^/)SJ>.

On a émis quelques doutes sur l'existence du haut mal chez le fils de Charles Vil. C'est en 1480 que Louis XI aurait subi la première attaque du mal comitial *. Après tout, il n'est pas si extraordinaire, étant donné l'état de la science médicale à cette époque, que les médecins du roi n'aient pas vu très clair dans son cas et qu'ils l'aient traité pour le haut mal. Et quel singulier et horrible traitement! Ceux qui avaient le soin de sa santé, écrit un chroniqueur *, employèrent pour le guérir « de terribles et merveilleuses médecines... »

Quelle était donc cette médication dont on ne parlait qu'en se signant? «Tous les jours de plus en plus estoyt Loys mallade et ne luy profïitoient les médecines prises en merveilleuses manières.

1. Charavay, Rapport au ministre sur les arcbiven tP Italie ^ 1881; Desjardins, Négociations avec la Toscane , t.l.

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