Chronique scatîdinave, édition Buchon, p. 354, col
Car véhémentement esperoyt acquérir santé par le sang humain qu'il beut et huma de quelques enfans * ».
On choisissait ppur cette opération, qui devait se faire de préférence au mois de mai, de « jeunes hommes bien sains, et dont les cheveux ne soient pas roux* > ; mais faute de jeunes gens, on prenait des adultes ^
Ce n'était pas encore le remède souverain, puisque le roi, au même moment, commandait de quérir en tous lieux des élans, dont « l'ongle du pied sert à guérir la maladie d'Hercule * » ; du gui de chêne, spécifique certain contre l'épilepsie, au dire des pharmacopées du temps, etc. Il n'y a que de la raclure de crâne humain que les médecins du Roi ne paraissent pas avoir tenté d'expérimenter; il suffisait pourtant d'en aspirer dans le nez ou d'en appliquer sur les tempes, ou au niveau des sutures du crâne, pour voiries attaques cesser. La singularité du remède n'était pas pour arrêter les archiâtres puisqu'ils allaient jusqu'à conseiller au roi de s'exposer à contracter la fièvre quarte*, pour être guéri du mal caduc — une maladie chassant l'autre ! — Et nos modernes médecins qui se flattent d'avoir découvert l'antagonisme des maladies • !