Duclos, Hist. de Louis XI, 1745, t. 111, p
6. V. la thèse d'agrégation de Constantin Paul qui porte ce titre.
On a conservé ("dit Voltaire, qui n'ignorait pas ce détail), une de ses lettres (de Louis XI) à je ne sais quel prieur de Notre-Dame de Salles, par laquelle il demande à cette Notre-Dame de lui • accorder la fièvre quarte : attendu, dit-il, que les médecins l'assurent qu'il n'y a que la fièvre quarte qui soit bonne pour sa santé. L'impudent charlatanisme des médecins était donc aussi grand que l'imbécillité de Louis XI, et son imbécillité était égale à sa tyrannie...* »
Sur la tyrannie de Louis XI * on pourrait épiloguer'; quant à défendre les médecins, nous n'entreprendrons pas aussi grosse tâche ; nous dirons seulement, à leur décharge, qu'ils ne faisaient que refléter la science très conjecturale de leur temps, et cette justification en vaut bien une autre. • Nous ne saurions non plus leur en trop vouloir de n'avoir pas réussi à diagnostiquer la maladie du roi ; c'est plutôt la faute du siècle que la leur. L'anatomie pathologique des affections du cerveau ne remonte pas déjà si loin ! Les médecins de Louis XI étaient donc bien excusables d'avoir pris des ictus apoplectiques pour des ictus épileptiques.
Nous avons mentionné la première de ces attaques, nous n'y revenons que pour en préciser quelques détails. C'est au mois de mars 1480 que l'accident survint. « Il perdit de tous poincts la