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LES MOSAÏQUES DU BAPTISTÈRE ET DE SAINT-ISIDORE

Ces œuvres sont, au moins en grande partie, les plus récentes parmi les anciennes et en outre de date certaine, car elles furent exécutées par ordre du fameux Doge André

(^Commencées en 1174, les mosaïques de Montréal furent achevées en 1189.

Dandolo, qui occupa le siège ducal de 1342 à 1354. Elles sont de style grec, mais très probablement faites par des artistes vénitiens, qui s'étaient rendus maîtres des procédés de cette école. On y voit en effet, une certaine morbidesse de formes, une vivacité de coloris, une expression dans les mouvements et les visages des figures, qui accuse un progrès de l'art, que les grecs n'obtinrent ni alors, ni plus tard, et pas même aujourd'hui, où les moines du Mont-Athos peignent comme il y a six ou sept siècles. Ceci ne s'applique qu'à la chapelle de Saint-Isidore, dont les mosaïques sont évidemment postérieures à celle du Baptistère. Là, au contraire, la manière grecque est un peu plus apparente, et l'on y remarque même des figures identiques à celles que l'on rencontre dans plusieurs églises de Grèce.

Même la distribution des sujets est conforme jusqu' à un certain point à la règle de l'iconographie grecque. La chapelle a presque la même forme que V Atrium, dont elle est pour ainsi dire le prolongement. Aussi a-t-elle pu sans peine être assimilée au narthèce et dédorée à la manière de celui-ci. Et, en effet, si le narthèce a deux coupoles, dit le Guide, représente^ dans V une la réunion des Esprits de la manière suivante: décrive^ un cercle et mette\ au centre le Christ, avec les ordres des Anges, etc. ('). Or, c'est ce que nous voyons exactement dans la petite coupole au-dessus de l'autel. En ce qui concerne l'emplacement et le but qu'on avait en vue, l'application et distribution des sujets a été faite avec un merveilleux discernement et avec intention. Il est même probable qu' elle a été tracée par le Doge André Dandolo, celui qui fit décorer à ses frais le Baptistère et voulut y avoir son tombeau : le plus illustre par le talent, la science et l'amour des arts, de tous ceux qui eurent entre les mains les rênes de la République de Venise.

Les compositions qui ont le caractère local commencent dans la coupole qui est au-dessus des fonts baptismaux et tournent en haut sur les murailles qui les entourent. La première renferme au centre une magnifique figure du Christ envoyant les Apôtres prêcher l'Evangile et baptiser les na-

(*) Didron, /. c, pag. 134.

tions; les Apôtres sont représentés tout autour, occupés à conférer le baptême dans les différentes villes ou régions qu'ils évangélisent, comme l'indiquent les inscriptions: Sanctus Petrus baptisât in Roma : Sanctus Bartolomaeus baptisât in India ; Sanctus Thadaeus baptisât in Mesopotamia et ainsi de suite. Dans les panaches se trouvent les quatre docteurs de l'Église, Grégoire deNazianze, Basile, Athanase et Chrysostome, avec inscriptions relatives au sacrement de Baptême tirées de leurs écrits et traduites en vers léonins. Finalement autour des lunettes sont représentées en sept tableaux les scènes principales de l'histoire de saint Jean-Baptiste. Dans la huitième, qui est celle de front sur V autel, on voit le Christ en croix; de son côté ouvert par la lance, sort, mêlée de sang, l'Eau de la Rédemption, grâce à laquelle se perpétue dans Y eau baptismale la vertu de purifier les âmes. Au pied de la croix se tiennent la Vierge avec saint Jean l'Evangéliste, saint Jean-Baptiste et saint Marc; et aux côtés, à genoux, le Doge Dandolo et son grand chancelier Raffaellino ouRafaino Caresini, et un troisième personnage inconnu.

La partie du lieu qui correspond à la porte extérieure et sert de vestibule à la chapelle, porte sur la voûte le Sauveur au milieu des prophètes et sur les murs les Mages à la cour d'Hérode, l'Adoration du Christ à Bethléem, la Fuite en Egypte et le Massacre des Innocents.

Ces mosaïques, on le voit, sont presque entièrement exécutées suivant les règles du Guide de la Peinture, comme le démontre, pour citer un exemple, l'Adoration des Mages. Voici la description qu'en donne le Guide : Une maison. La Sainte Vierge, assise sur une chaise, porte le Christ enfant qui bénit. Devant elle, les trois Mages offrent leurs présents dans des coffrets d' or. L' un des rois est vieux avec grande barbe, a la tête découverte, s' agenouille en regardant le Christ et lui offre d'une main son présent et de V autre tient sa couronne. Le second roi a peu de barbe, le troisième n' en a pas du tout. Ils se regardent V un V autre et se montrent le Christ. Derrière la sainte Vierge se tient saint Joseph en admiration. Au dehors un jeune homme tient trois chevaux par les brides ('). Or tout cela se voit dans

(*) Didron, /. c, pap. 159.

la mosaïque du Baptistère, avec cette seule différence que le plus vieux des rois a la couronne sur la tête et non à la main et que saint Joseph n'y figure pas, sans doute faute de place.

Il n'en est pas ainsi des mosaïques parlantes du Baptistère. Elles sont, comme nous l'avons dit en commençant, de style grec, et la preuve, c' est que le Saint Jean Chrysostome trouvé par Durand, est une reproduction exacte de la même figure existant dans plusieurs églises de la Grèce; toutefois les représentations des sujets s'écartent tout à fait des règles de l' iconographie grecque, qui, nous le savons, sont toutes rigoureusement fixées dans le Guide de la Peinture

La façade, l'atrium et la chapelle Zeno.

Après la prise de Constantinople, en 1204, le Doge, Henri Dandolo avait fait transporter à Venise une grande quantité d'objets précieux de tout genre, dans le but formel d'en orner l'Eglise de Saint-Marc, et parmi eux, outre les fameux Chevaux de bronze, beaucoup de colonnes, de marbres et même, au rapport des chroniques, des mosaïques (*). A cette époque, on ne connaissait certainement pas la manière, aujourd'hui en usage, d'enlever intégralement les mosaïques pour les transporter et les appliquer de nouveau, comme on veut, ailleurs, ce qui est un procédé moderne, même tout à fait récent. Par mosaïques on devait donc entendre les matériaux qui les composent et surtout l'émail, qui n'était pas encore fourni par les fournaises de Murano.

L'église de Saint-Marc comptait alors un peu plus d'un siècle depuis son achèvement, et à l' extérieur comme dans l'atrium, les murs étaient à nu, comme l'ont démontré jusqu'à l'évidence les récentes découvertes faites à l'occasion des dernières restaurations.

Il est hors de doute cependant que les colonnes et les autres marbres apportés en cette circonstance servirent à

(*) Henri Dandolo envoya de Constantinople .... moite tavole de marmo et colonne de porfido e marmoro con molto musaico per adornare la gtexia de S. Marco fCron. Magno).

décorer la façade, et que le matériel d'émail fut employé à composer les mosaïques de la façade elle-même et de l'atrium. Que les mosaïques de la façade aient été exécutées après la prise de Constantinople, nous en avons la preuve dans le fait que les Chevaux de bronze apportés de cette ville figurent dans la seule et unique mosaïque qui nous est restée. Ensuite, que leur exécution ait eu lieu peu de temps après l'événement ci-dessus, nous le voyons par la chronique de Da Canale, qui cite comme achevées les mosaïques de la façade représentant le transport du Corps de Saint Marc à Venise, et est antérieure à l'année 1275, où s'arrête son récit. Quant aux mosaïques de l'atrium, elles ressemblent tellement à Y ancienne mosaïque susdite de la façade, qu'elles en sont évidemment contemporaines (A). De plus, la forme des caractères et des inscriptions accuse clairement cette époque. Ces mosaïques représentent les scènes de l'ancien Testament, et leur exécution doit avoir commencé par celles de la Création du monde et avoir marché avec une extrême lenteur, car les mosaïques sont nombreuses et très fines.

Or, en observant attentivement les caractères, on y voit un progrès, à partir du commencement jusqu'à la fin du XIIIe siècle, en ce sens que dans les premières le gothique alterne avec le romain, ce qui était le propre des débuts de ce siècle ; dans les dernières, au contraire, domina surtout le gothique, toutefois sans les formes tranchées que ce genre d'écriture prit au XIVe siècle (2). De plus, en suivant la

(') Certains détails montrent encore mieux la contemporanéité des mosaïques. Tel est celui de l'habillement de la plupart des femmes dans la demi-lunette de l'atrium du côté de la Piazzetta dei Leoncini. Elles portent la robe relevée sur la tête à la manière des vénitiennes du XIIIe siècle, comme on le voit dans la mosaïque de cette époque subsistant encore sur la façade.

(2) Dans les premières inscriptions des scènes de la Genèse on voit encore les M et N romaines, et l'E romaine alternant avec l'6 gothique. Avec le temps les lettres varient successivement, jusqu'à ce qu'elles prennent au XVe siècle une forme tranchée, et en particulier l'E et le C se

ferment, comme dans le mot

et dans ceux de l'in-

scription qui est au-dessus de l'autel de S. Isidore.

marche que doit avoir suivi Y exécution des mosaiques, on trouve à la fin dans le second bras de l' atrium, sur la dernière arcade qui précède la porte dite de la Madone, la figure de saint Pierre Martyr, laquelle est incontestablement une œuvre contemporaine des autres de style antique qui l'entourent. Or ce saint fut canonisé une année après sa mort, c' est-à-dire en 1153, par le Pape Innocent IV; ce qui prouve que l' exécution des mosaïques de l' atrium dut se continuer plus tard que la moitié du XIIIe siècle.

Ces mosaïques sont d' un genre particulier et tout à fait distinctes de celles de l'intérieur de la Basilique, où elles n'ont d'autre pendant que dans les deux Anges que l'on voit au-dessus de la porte du Trésor. Ces Anges font le geste de vénérer et de garder l' insigne relique de la vraie Croix, qui fut également envoyée à V enise par Henri Dandolo et qui échappa miraculeusement à l' incendie du sanctuaire survenu en 1231. Cette représentation, faisant allusion au prodige, confirme, par suite de sa resemblance avec les mosaïques de l'atrium, la date de ces dernières établie ci-dessus; car elle se rattache à la formation de la chambre actuelle du Trésor (qui était d'abord ailleurs), laquelle, on le sait par les documents, eut lieu peu après le désastre et par conséquent dans la première moitié du XIIIe siècle.

Nous venons de dire que les mosaïques de l'atrium sont d'un genre particulier. Nous devons ajouter que, sous le rapport du style, du dessin et du coloris, elles sont identiques au point de paraître toutes de la même école; et de plus, elles sont si bien ordonnées et harmonisées dans les compositions et la distribution des sujets que, on n' en saurait douter, leur exécution décèle un plan sagement combiné, un modèle général. Or il n'est pas impossible qu'il soit venu de Constantinople, avec tant d'autres objets précieux ; la chose est même très probable.

Le modèle ou pour le moins une copie de celui-ci, mais malheureusement en partie assez insignifiante, existe encore et nous en donnerons la comparaison. Disons, toutefois, d' abord, pour être exact, que l' heureuse découverte en est due à M. F. F. Tikannen, professeur d' Histoire de l' Art à l'Université de Helsingfors en Finlande, lequel en a fait le

sujet d'une savante dissertation publiée en 1 888 dans VArchivio storico dell'Arte Quant aux indications qui suivent elles sont tirées de l'ouvrage du célèbre P. Raphaël Garrucci, ayant pour titre Sioria dell'Arte Cristiana nei primi otto secoli délia Chiesa.

Voici ce dont il y est question. A l' époque de Henri VIII, deux prélats grecs de Philippes portèrent en Angleterre et offrirent à titre de présent à ce monarque un manuscrit de la Bible, merveilleusement illustré de miniatures, qui fut donné ensuite par la reine Élisabeth à sir John Fortescue et par celui-ci à sir Robert Cotton, possesseur d'une riche bibliohèque, de sorte que le livre prit le nom de Manuscrit ou Bible Cotton (2). Malheureusement, un incendie détruisit la bibliothèque en 1731, et la plus grande partie du précieux manuscrit fut la proie des flammes. Il était très ancien, et Tischendorf, qui en examina et transcrivit les restes, le déclare, sans hésiter, non postérieur au Ve siècle. Les miniatures en étaient si belles que les connaisseurs les préféraient à celles du manuscrit Busbeckiano existant à Vienne. Il en renfermait deux cent-cinquante en soixante-cinq feuilles; il n'en reste que 130 environ, et parmi elles très peu en bon état, et des autres il n'y a plus que des fragments. Le peu qui a été conservé a été reproduit en partie par la Société des Antiquaires de Londres, qui en a inséré vingt dans le premier volume de ses Vetusta monumenta; deux nouveaux fragments ont été publiés par le prof. Caries Goerk de Moscou, et enfin la copie exacte et coloriée de deux miniatures entières a été découverte par le P. Garrucci dans la bibliothèque des manuscrits de Paris parmi les papiers de Peiresc.

Et maintenant, sans autre préambule, on comprend que le modèle des mosaïques de l'atrium de Saint-Marc se trouve précisément dans le Manuscrit dont nous parlons. Pour s' en convaincre, il suffit, à défaut de toute explication, de comparer entre elles l'une des miniatures que nous

(*) Le rappresentazioni délia Genesi in S. Marco a Venesia e loro relazione con la Bibbia Cottoniana. Archivio storico dell'Arte, l.ère Année, Rome, 1888, fasc. VI, p. 212, VII, p. 257, IX, p. 348, et suivantes.

(2) Codex geneseos Cottonianus. British Muséum, otho B. VI.

trouvons reproduites dans 1' ouvrage du P. Garrucci et celle de la mosaïque correspondante que nous publions en regard (!).

Là, par exemple, nous avons, à gauche, la miniature de la Bible Cotton, à droite, une scène de la Genèse qui se trouve dans la petite coupole de V atrium de Saint-Marc devant la porte de Saint-Clément.

La figure du Christ est jeune et imberbe ; il a la tête entourée d'un nimbe avec croix au milieu; il tient de la main gauche une croix avec hampe, et porte la tunique et un manteau blanc. Les trois anges ont des fils d' or entrelacés dans les cheveux qui entourent la tète en forme de couronne. Leurs ailes sont petites et ils marchent nu-pieds, vêtus d'une simple tunique sans manches, boutonnée sur les épaules, sur laquelle est une petite tunique courte jusqu'aux genoux et serrée à la taille. La scène se passe dans le paradis terrestre, que figurent des arbres chargés de fruits et autres plantes.

Cette représentation a son importance, même au point de vue de l' iconographie sacrée, et porte en elle-même le caractère de son antiquité. Dieu, en effet, y est représenté

i1) Garrucci, Vol. III, Peintures non cimetiérales, p. 44, et suivantes.

sous des traits qui font allusion à son incarnation future ; et l'on sait que les saints Pères des trois premiers siècles tenaient à ce que toutes les manifestations de Dieu, ou Thêophanies, eussent rapport au Verbe. On y voit encore le Christ avec T insigne de la croix à hampe, comme dans la mosaïque ravennate du Mausolée de Galla Placidia, qui est également du Ve siècle; là cependant le Christ est en habit de berger.

On surprend encore les mêmes rapports entre la Bible de Cotton et les mosaïques de l' atrium dans les autres scènes, dont les miniatures ont été reproduites, en fragments du moins, dans T ouvrage du P. Garrucci. Telle est celle où Dieu présente Eve à peine créée à Adam. Il ne reste dans la miniature que la figure du Seigneur et une partie du corps de la femme ; mais ces débris correspondent parfaitement à la mosaïque. Il y a bien une légère différence dans les vêtements des deux frères de Cham dans la première scène de T ivresse de Noé : mais les attitudes sont les mêmes. La miniature semble une copie de la scène où Abraham fait ses préparatifs de départ, et de celle où Abraham introduit Agar dans le lit, où tout jusqu' aux plus petits détails des rideaux et des portes, est semblable. Il faut en dire autant du repas des trois Anges reçus par Abraham, de Joseph qui explique les songes de Pharaon et de Juda qui promet à Jacob de ramener Benjamin d'Egypte.

Étant donc admis que les mosaïques sont, on peut le dire, copiées des miniatures d'un manuscrit si ancien et si précieux tel qu' était la fameuse Bible de Cotton, l'on devine la place éminente qu' elles occupent parmi les monuments de l' iconographie sacrée, puisqu' elles servent à reproduire le Manuscrit lui-même, qui a été malheureusement détruit, et à fournir ainsi aux amateurs un vaste champ d' investigations. Elles étaient dignes de l'étude minutieuse et approfondie que leur a consacrée, avec toute son érudition et toute sa science des rapprochements, l'auteur que nous avons cité. Nous renvoyons à son travail quiconque aura le désir d' approfondir cette question si attrayante et si instructive en même temps.

Quant à nous, nous ferons observer que toutes ces mo-

saïques de l' atrium n' ont rien de commun avec les règles stéréotypées de l'iconographie grecque. Ce n'est pas que, à l'époque où l'on exécutait les susdites mosaïques, ces règles fussent consignées dans un manuscrit, tel qu' estle Guide de la Peinture, puisqu'on admet généralement que ce dernier est postérieur au XIVe siècle; mais si elles n'étaient pas encore réunies dans un livre, il existait cependant dans la tradition des règles d'iconographie grecque, avec lesquelles le Guide fut composé plus tard. Nous verrons, en effet, ces mêmes règles appliquées aux mosaïques de l1 intérieur de l'église, qui ont l'air d'être beaucoup plus anciennes que celles de l' atrium. Là, au contraire, nous voyons l' opposé. Et en effet, pour ne citer qu'un exemple, suivant l'iconographie grecque, les chérubins devraient être représentés avec deux ailes, les séraphins avec six. Dans l'atrium de Saint-Marc, au contraire, les quatre panaches de la première coupole de droite portent chacun un ange avec six ailes ; malgré cela, voici ï' inscription qu' on y lit :

Hic ardent Chérubin Christi fiammata colore, Semper et aeterni solis radiata nitore, Mistica stant Cherubim alas monstrantia senas, Que Dominum laudant voces promendo serenas.

Analogues à celles de 1' atrium sous le rapport des matériaux et de la facture, sont les mosaïques qui décorent la voûte de la Chapelle Zeno. Elles représentent les principaux épisodes de la vie et du martyre de saint Marc, et il est à croire qu' elles étaient destinées à rappeler que cet endroit fut le premier à recevoir les précieuses reliques de l' Evangéliste et que c'était là la Chapelle que le Doge Giustiniano Partecipazio avait fait ériger à l'angle de son palais pour y garder dignement le sacré dépôt, jusqu' à ce que fût achevée l'église dédiée au glorieux Patron de la République. C est M. le Comm. Roberto Galli, qui le premier démontra cette thèse par des arguments aussi solides que subtils, dans son très beau travail sur le Palais des Doges de Venise ayant pour titre: Una novità nella Storia

deir arte Le point de départ pour M. Galli fut le passage suivant de la Cronaca Sagornina, où F on écrit de Partecipazio que, tanti thesauri munus honorifice suscipiens, in sui palatii angulo peragere fecit capellam ubi illud reconditum possit reservari interimque esset Ecclesia expleta.

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