L' accueil fait au Corps du Saint
Pontifices, clerus, populus, dux mente serenus, Laudibus atque choris excipiunt dulce canoris.
(*) Ce mot, qui voulait dire chair de porc, denrée immonde aux yeux des mahométans, servit à soustraire les précieuses reliques aux recherches des douaniers d'Alexandrie.
Sur la muraille, au-dessus de la grande fenêtre circulaire:
Divers épisodes de la vie de S. Clément. — Inscription:
Praesul ait: clerutn dum vis religare serenum, Este Deos revis quae nectere saxa videris. Sisinius sacrata scrutans sibi iure negata : Non videt, absque mora sur dus ; miser et Theodora.
Sur les figures sont écrits en abrégé les noms de chacune.
Dans une niche :
S. Épiphane.
Trirunes a droite du Chœur, dite de la Fabrique. Sous T arc vers le Saint-Sacrement:
Les saints Archanges Michel et Gabriel avec une petite image du Christ; le premier de Giambattista Paulutti (1658), le second de Pietro Scutarini (1646), exécutés tous deux comme chefs-d' œuvre. — Les saints Théodore et Georges, de Pietro Scutarini.
Sous F arc vers Y Église :
Les saints Bernardin de Sienne et Antoine de Padoue; travaux de Leonardo Cigola et Agostino Da Ponte, exécutés comme chefs-d'œuvre (1666), sur les cartons de Pietro Vecchia.
Sous Tare vers S. Clément:
Les saints Fabien et Sébastien ; ancien style.
Corridor de la petite nef gauche du bras droit de l'Église, sur la chapelle du Saint-Sacrement.
Sur le pied-droit gauche:
Le prophète Osée; de Lorenzo Ceccato. Inscription:
In trïbulatione sua mane consurgent ad me.
Sur la voûte:
La Samaritaine au puits montrant le Christ à ses concitoyens; ancienne mosaïque, avec la figure d'un apôtre du XVe siècle et portant l' inscription Vincentius B. F..
où r initiale B. désigne le surnom Bastiani, abréviation de Sebasliani.
Dat potum sane fous vivus Samaritanae.
Venite, videte hominem qui mihi dixit omnia quae feci.
La Multiplication des pains et des poissons; ancien style.
Là encore est une figure refaite, avec la même inscription : Vincentius B. F.
Panibus ut quinis vos piscïbus impleo binis ; Sic cibo detectis vos psalmis, lege, prophetis.
Le Miracle de l' Aveugle-né; mosaïque du XVe siècle, comme on le voit par le style, qui est celui des figures cidessus.
Tu Unis, incedo, lavo, cerno ; Deus, tibi credo. Zachée sur l' arbre au passage du Sauveur ; style ancien.
Praecipis, aime Deus ; properans descendo Zacheus. Dans la lunette du pied-droit, à droite: Le Sacrifice d'Abraham.
Dans V arceau supérieur, autour de la Main divine :
Les figures de Joseph, Jacob, Isaac, Abraham, Noé, Melchisédech, Lot, Job, Moïse et Aaron; tous travaux modernes d'un inconnu.
Dans le pied-droit, à droite:
Le Prophète Amos; de Lorenzo Ceccato.
Preparare in occursum Dei tui, Israël.
Sur la grande muraille au-dessus des fenêtres:
Saint Pierre qui marche sur les eaux; travail d'un inconnu, sur les cartons de Pietro Vecchia.
Modicae fidei quart dubitasti?
Cum mergi coepit Petrus, pia dextra recepit.
Entre les fenêtres:
Le Paralytique qui s'en retourne guéri; mosaïques d'un inconnu, carton de Pietro Veccïiia.
Scis te sanatum? Scio. Surgito, toile grabat um.
Au dessous en deux rangées:
S. Léonard tenu sur les fonts par Clovis. — Le Saint en prière pour la reine. — La Charité de S. Léonard. — L'eau jaillit par l'intercession du Saint. — S. Léonard retirant les fers des prisons. — L'Apparition du Saint à un prisonnier. — Tous ces travaux sont d'une main inconnue et exécutés sur les cartons de Pietro V ecchia.
Galerie de la grande fenêtre circulaire.
Dans l'arceau intérieur à gauche:
Tobie et Raphaël. — L'Archange Michel. — L'Archange Gabriel; travaux de Giuseppe Paulutti.
Dans la grande voûte:
La seconde multiplication des pains et des poissons.
Pisciculis paucis et panibus hos cibo septem. Le Christ délivre les possédés.
In grege por cor uni prurit grex daemoniorum. La Belle-mère de S. Pierre guérie.
Pétri curatur socrus et servir e paratur. Le Christ guérit la femme courbée de l'esprit d'infirmité.
Curvatam morbis curans, his exprobo turbis. Travaux très médiocres de Giuseppe Paulutti.
Dans les interstices de la grande fenêtre circulaire : Deux amours avec ornements. — On les attribuait aux Zuccato d' après les cartons du Titien. Ils ont été refaits dans notre siècle par Liborio Salandri, sur les cartons de Lattanzio Querena et de Luigi Borsato.
Corridor de la petite nef droite du bras droit de l'Eglise auprès du Trésor.
Les saintes Anastasie, Catherine, Lucie et Barbe ; de Pietro Luna; cartons de Girolamo Pilotti (1630-1631); dernière œuvre de Luna.
Intérieurement :
Les saints Silvestre et Apollinaire; le premier d'Andréa Verier (1616), chef-d'œuvre (non accepté) sur le carton
de Maffeo Verona; le second d'Alvise Marin (autre chef-d'œuvre non. accepté) sur le carton de Padovanino. Sur le pied-droit à gauche:
Le prophète Jérémie; de Giacomo Pasterini, sur le carton de Pilotti, avec l'année MDCXXXIIII et l'inscription:
Hic est Dominus, inquit, noster et non est habitas alius absque Mo.
Sous la voûte :
Les saints Joachim et Anne consolés par l'Ange. Hic flet, mirantur, jubet Angélus, oscula dantur.
Les deux saints qui consultent le prêtre Issachar, lequel les renvoie avec dédain.
Haec parit, haec nutrit, hic suscipit, haec benedicit (1).
Les Saints qui trouvent chez Isaïe la confirmation des paroles de l'Ange.
Scripta legit, docet Angélus, hic colit hispida Silvae.
La Naissance de la Vierge Marie;
Haec parit, haec nutrit, hic suscipit et benedicit.
Sous le dernier compartiment on lit: D. C. F. 1690.
Ces initiales pourraient indiquer les noms de Domenico Cicola ou de Domenico Caenazzo. Toutefois les Registres contiennent le nom du premier parmi les maîtres de mosaïque avec dates beaucoup plus rapprochées de l'année indiquée 1690 que celui de Caenazzo, ce qui ferait croire qu'il exécuta ces mosaïques.
Sur le pied-droit à droite:
Le prophète Joël.
Effundam spiritum meum super omnem carnem et prophetabunt filii vestri et filiae vestrae.
(*) Cette inscription, tout à fait hors de place, est la répétition de celle qui est sur la Naissance de la Vierge. Elle a été changée au siècle dernier, quand la mosaïque fut refaite sur le carton de Fumiani. D'après Stringa, on lisait d'abord, et il est naturel de l'admettre: Hic spernit demies, stériles redeunt lacry mantes.
Sur la grande muraille en haut :
La Présentation de la sainte Vierge au Temple. Virginis in templo praesentatio fit Domini verbo.
Inscription: D. C. F. 1691.
Sous les fenêtres, en mosaïque très ancienne: Le Jeûne prescrit pour la recherche du Corps de saint Marc
et la Découverte miraculeuse du saint Corps.
Per triduum plebs jejunat, Dominumque precatur ; Petra patet, sanctum mox colligit et collocatur.
Cette mosaïque a Y avantage de nous donner, quoique d' une manière très confuse à cause de la grossièreté du travail, une idée de Y ancienne configuration intérieure de l'Eglise et des costumes du temps.
Tribune sur la Madone dite du baiser.
Dans la calotte :
Le Sauveur avec la Vierge, deux Anges, et une figure de
femme. Cette dernière tient un papier avec ces mots : Regina Austri. En haut l'inscription:
E coelo rex veniet.
Dans les panaches:
Quatre Anges de style antique.
Sous les arceaux, à partir de celui qui fait face à la Chapelle et en allant de gauche à droite:
1. Les saints Libéral et Basile; le premier avec la date MDCLVI; travaux d'un inconnu, exécutés sur les cartons de Pietro Vecchia.
2. Vers le Trésor: La Croix entre l'empereur Constantin et sainte Hélène et la Déposition du Corps de saint Marc. — Travail substitué à un autre plus ancien, qui sert de continuation à l'histoire représentée sur la grande muraille précédente. Il porte la date MD CL VIII, et fut exécuté en même temps que Y autre sur les cartons de Vecchia par Domenico Caenazzo, excepté la figure de Constantin exécutée à titre de chef-d'œuvre par Angelo Roncato (1646).