V. — Marine de guerre
Le souci d'assurer le recrutement des navires de guerre à hanté les gouvernements de toutes les époques.
L'idée directrice a toujours été que, seuls, des hommes nés sur la côte, vivant sur mer depuis l’enfance, entraînés avant l'incorporation à la navigation à voiles, pouvaient donner de bons matelots ; de cette idée, procèdent aussi bien l’organisation séculaire de l'inscription maritime que les lois très récentes sur Îles primes aux grands voiliers ; extrêmement juste autrefois, depuis quarante ans, cette conception est devenue en partie inexacte. À bord de nos navires, il faut des soutiers, des chauffeurs, des mécaniciens, des électriciens... et très peu de matelots de pont, d’ailleurs très vite formés.
Aussi une très grande nation maritime de l’heure présente, l'Allemagne, peut-elle prendre une partie de ses équipages dans l’intérieur ét posséder de puissantes escadres, sans avoir eu, jusqu'ici, une vraie population de marins.
En tous cas, la pratique du voilier est certainement inférieure à celle du bateau à propulsion mécanique, à vapeur ou à moteur, pour former les hommes au service qu’on attend d'eux, sur un cuirassé ou dans un sous-marin.
Ne diminuant pas le nombre des pêcheurs, leur donnant déjà quelques notions de mécanique, une certaine habitude de la machine, l'application du moteur aux bateaux de pêche
ne pourra qu'améliorer le recrutementde Fa marine de guerre.
& IE. Répercussion de la transformation de l’armement de pêche sur les industries du moteur et des combustibles à moteur