I. — Sécurité d'emploi à bord
L'incendie à bord c’est la catastrophe. Quelles que soient les’ qualités d’une machine, si elle présente, même à un très faible degré, du danger, elle est à rejeter sans hésitation possible.
Avec le moteur à vapeur, les soutes ne constituent pas un péril, le charbon ne s’enflammant pas aisément.
En est-il de même des réservoirs à combustibles liquides ?
La question a été très discutée il y a quelques années. On peut admettre que l'essence exige des précautions de maniement, d’emmagasinement, incompatibles avec les habitudes assez peu soigneuses, assez primitives des pêcheurs et la précarité obligatoire des installations.
Le pétrole lampant, tout au contraire, qui ne s’enflamme pas au contact d’une allumette dans les conditions ordinaires,
ni n'émet de vapeurs à la température ordinaire, peut être
manipulé et logé sans aucun risque. La preuve en est faite, d'ailleurs, dans les flottilles danoises où il est d'usage courant.
Il en est de même, a fortiori, des pétroles lourds, huiles de goudron de houille, etc. (x).