III. — Bonne utilisation de l’hélice
L’hélice ne travaille convenablement, dans l’eau, qu’à un régime relativement lent (de 200 à 500 tours par minute environ).
Les moteurs marins (semi-Diesel) tournent à 400 à 500 tours : leur rendement est bon.
Les moteurs à essence tournent de 8oo à 1,000 tours au moins ; s'ils actionnent directement l’hélice, le rendement de cette dernière est mauvais ; si la vitesse est réduite par un engrenage, on augmente la complication, les chances d’accident, et on perd 20 à 25 % de force.
Donc, l’emploi d’un moteur « semi-Diesel », à égalité de vitesse du bateau, procure, par rapport au moteur à essence,
une économie de 1/4 en puissance.
(1) L'article 64 du décret du 21 septembre 1908 réglemente les condi-
tions auxquelles doivent satisfaire les installations des moteurs à bord des bateaux.
Ilest à remarquer que l'essence entraîne surlout le risque d’explosion à cause des vapeurs émises à basse température qui forment un mélange détonant avec l’air ; aussi ne saurait-il jamais être question de ce combustible pour des bateaux pontés. Avec le pétrole lampant, le danger réside, au contraire, dans l'incendie, dû, non au pétrole lui-même, mais aux chiffons, étoupes, etc., imbibés de liquide et qui s’enflamment aisément.
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On verra plus loin qu’au point de vue dépense, l’économie est encore beaucoup plus considérable en raison de la diffé-
rence des prix de revient des combustibles employés.