CONCLUSION
De la comparaison des prix de revient indiqués au tableau
précédent, découlent des conséquences très nettes
1° Il existe des moteurs marins économiques ; 2° En dehors même du danger d'incendie, le moteur à essence est à proscrire.
C'est ce que vérifie l'expérience des pays étrangers et en particulier du Danemark, où la marine de pêche à moteurs est très développée.
En France, au contraire, la flotte de pêche du bassin d’Arcachon, la plus nombreuse et la mieux outillée de nos côtes, est constituée avant tout par des moteurs à essence ; cette situation, évidemment mauvaise, se maintient pour deux raisons
Les premiers moteurs vendus dans cette région étaient des moteurs à essence ; il n'en existait pas d’autres à l’époque ; l'habitude s’est conservée.
La pêche à Arcachon est si abondante et laisse de tels bénéfices que les armateurs n’ont pas senti jusqu'ici la nécessité de réduire leurs dépenses.
Cette situation tend à se modifier ; c’est ainsi que le plus sérieux des constructeurs de moteurs à essence du bassin met
sur pied, en ce moment, un moteur à huile lourde.
Quoi qu'il en soit, si notre flotte de pêche à moteurs est actuellement insuffisamment développée, s’il est nécessaire de faire dans cet ordre d'idées un effort des plus sérieux, tout au moins devons-nous éviter les tâätonnements et les écoles.
L'expérience faite par les étrangers, les considérations énon-
cées plus haut marquent nettement la voie à suivre.