‹ Les moteurs à explosions dans la marine de pêcheChapitre 44 sur 171 · OUI · texte numérisé non relu

OUI

La comparaison avec la situation anglaise fera mieux encore ressortir notre infériorité.

Ce tableau schématique révèle la cause essentielle de l’admirable prospérité de nos voisins.

Leurs voiliers rapportent près de ro fois Din quelles nôtres ; moins nombreux, leur tonnage moyen est plus fort. Leurs nombreux vapeurs, qui n'ont pas un rendement individuel supérieur aux nôtres, produisent à eux seuls plus de deux fois le total de notre pêche.

Le produit de nos 27,000 à 28,000 voiliers correspondrait théoriquement au rendement de moins de 600 vapeurs.

C’est dans ce fait d’une flotte judicieusement comprise, industrialisée, comportant non, comme chez nous, une poussière d'embarcations, mais des navires de gros tonnages, avec une forte proportion de bâtiments à propulsion mécanique, qu'il faut chercher la raison du gain élevé du pêcheur anglais malgré sa grande productivité et ses prix de vente très bas.

Une telle constitution de la flotte de pêche nécessite, bien entendu, de grands ports bien outillés et des débouchés abondants. Une flotte travaillant intensément ne ruine pas les fonds, car le matériel coûteux demande un haut rendement et le pêcheur ne s’attarde plus dans les parages qui donnent des signes d’affaiblissement. Il leur apporte ainsi une protection automatique.

Pas plus que nos installations à terre, nos bateaux ne sont

donc en rapport avec les nécessités économiques.

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