BATEAUX
Tarbre de couche de Thélice à l'aide de deux vilebrequins calés à 180** ; par cette disposition, les pièces en mouvement se trouvent équilibrées sans qu'il soit nécessaire d'employer des contrepoids auxiliaires. L'une des extrémités de l'arbre porte un volant pour la mise en marche, l'autre un joint d'embrayage flexible, qui permet de rendre l'hélice indépendante du moteur. Un arbre secondaire, parallèle à l'arbre de couche, porte les cames d'échappement et les autres organes de distribution. Deux pompes provoquent une circulation d'eau pour le refroidissement du moteur ; Tune d'elles sert aussi à vider la cale.
Le gaz est renfermé dans des tubes en acier de 8 millimètres d'épaisseur, où il est comprimé à 100 atmosphères ; ces tubes ont 5 m. de longueur et sont forgés d'une seule pièce ; ils contiennent chacun 22 m. c. et pèsent 325 kgr. Ces tubes sont placés sur le pont du chaland, afin de ne pas encombrer la cale et d'éviter les accidents en cas de fuite. Un seul homme suffit pour la manœuvre des machines.
Une usine à gaz, située à mi-chemin entre Paris et le Havre, doit servir à approvisionner les chalands ; elle renferme donc, outre les appareils pour la fabrication du gaz, un certain nombre de compresseurs.
Une minute suffit pour la mise en marche. Avec un chargement de 145 tonneaux, Vidée peut marcher à la vitesse de 10 à 11 kilomètres à l'heure.
En dehors de cette tentative intéressante, c'est le pétrole qui paraît jusqu'ici l'emporter dans les applications de ce genre ; qu'il soit employé sous la forme d'huile lampante ou de gazoline, il n'exige pas de réservoirs aussi résistants et renferme, à égalité de
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volume, une provision d'énergie plus grande que le gaz comprimé.
Parmi les moteurs à pétrole destinés à la navigation, deux sont horizontaux, ceux de Lenoir et de Benz. Us comprennent deux cylindres superposés et conjugués, afin d'avoir une impulsion par tour. Dans le moteur Lenoir, le carburateur est identique à celui que nous avons décrit plus haut. L'arbre moteur est vertical et porte à sa partie inférieure un 'volant horizontal, qui assure la stabilité et s'oppose au roulement. La vitesse est réglée par des barres de relevage actionnant les soupapes d'admission, et Ton peut faire fonctionner les cylindres ensemble ou séparément. Les changements de marche s'obtiennent au moyen d'un levier placé à l'arrière du moteur et qui donne, suivant ses trois positions, la marche en avant, la marche en arrière et la marche au repos ou à vide, c'est-à-dire sans actionner l'hélice. La consommation est d'environ 400 gr. d'essence, de densité 0,650, par cheval-heure.
L'allumage est électrique : le courant est fourni par deux piles placées dans une caisse servant de banc au conducteur; le moteur actionne une pompe, qui produit une circulation d'eau pour refroidir les cylindres.
Dans le moteur Benz, l'arbre moteur est encore vertical; l'allumage se fait aussi par piles. Le carburateur est vertical. La mise en marche s'obtient en désembrayant et faisant tourner l'arbre moteur au moyen d'une manivelle placée à son extrémité.
Les autres moteurs à pétrole pour bateaux sont verticaux et du type pilon; généralement ils ont aussi deux cylindres conjugués, pour la même raison que
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plus haut. Les moteurs verticaux sont plus simples, moins lourds et moins encombrants, plus faciles à surveiller et à commander, mais ils donnent moins de stabilité à l'embarcation.
Le moteur Priestraan (fig. 133) est à deux cyliodres ; il marche à l'huile de pétrole. Il a une puissance nominale de ,5 chevaux, mais peut développer beaucoup
Fia, 133. — Molsur PrîmlniaD. genre pilon, pont btleaui.
plus. Il fait 250 tours par minute. Le changement de marche est donné par un embrayage spécial. Avec ce moteur, une embarcation de 8,50 m. de longueur sur 1,90 m. de largeur fait 10 kilomètres à. l'heure. Le moteur Grob a été aussi disposé pour la naviga-
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lion; de ^ à8 chevaux, il se fait à un seul cylindre (fig. 134), et pour dix chevaux avec deux cylindres.
Le moteur est installé au milieu du bateau ; la personne qui tient la barre a, à la portée de sa main, un levier de manœuvre pour la marche en arrière. Une flotille de bateaux, munis de moteurs Grob, fait depuis plusieurs années le service du port de Hambourg.
Fia. i3S. — Moteur Grah pour b»le«ui.
MM. Pauhard et Levassor ont adapté aux bateaux le moteur Daimler, qui convient très bien à cotte application par sa légèreté, sa simplicité, la position très basse de son centre de gravité, son faible volume et sa grande vitesse, qui lui permet d'actionner directement l'hélice. On mécanisme breveté, très simple, réalise l'accouplement et permet l'arrêt instantané et la