BATEAUX
marche en arrière. Le moteur se place généralement à l'arrière, près du gouvernail, de sorte qu'il laisse libre tout le reste de l'embarcation. La personne qui tient le gouvernail manœuvre aussi le levier pour la mise en marche, le renversement et l'arrêt. La puissance varie de 1 à 10 chevaux.
Nous avons réuni dans cet appendice quelques appareils sur lesquels les renseignements nous sont parvenus trop tard pour être utilisés dans le cours du volume.
Gazogène Bulre-Lencauchez.
Ce gazogène a été imaginé par M. Lencauchez, en collaboration avec les ingénieurs des chantiers de la Buire, à Lyon : il ne possède pas de chaudière à vapeur, mais cette simplification est en partie compensée par la nécessité d'un ventilateur spécial.
Le gazogène proprement dit A (fig. 135) se compose d'un cylindre de tôle garni de briques réfractaires K, entourées d'une couche de sable L, qui empêche la déperdition de la chaleur. Le charbon, introduit par la trémie MN, vient s'appuyer sur la série de grilles C; des barreaux obliques DDE Tempêchent de tomber dans le cendrier G et laissent filtrer l'air au travers du combustible incandescent.
Un robinet W envoie dans le barreau creux E un mince filet d'eau, qui s'y échaufi'e et retombe en gouttelettes dans le cendrier. Là, le liquide se vaporise sous
GAZOGÈNE BUIRE-LENCAUGHEZ 367
rinfluence du rayonnement du foyer et des grilles, et la vapeur traverse le charbon porté au rouge ; le reste de Teau s'écoule au dehors par J; un faible excès est nécessaire pour qu'on soit assuré que l'appareil reçoit une quantité suffisante de liquide.
Un ventilateur, mû par la machine, envoie sous le foyer un courant d'air, qui pénètre en H et entraîne la vapeur d'eau. Le gaz produit offre, en moyenne, d'après les inventeurs, la composition suivante :
Hydrogène '. . 20
Oxyde de carbone 21
Méthane 3,50
Ethylène. . • 0,50
Oxygène 0,50
Gaz carbonique 5 J^55 0/0
Azote 49,50
Ce gaz sort du gazogène par S et arrive au laveur B, où il doit vaincre la faible résistance du joint hydraulique T, destiné à empêcher tout retour en arrière. Là, il traverse une colonne de coke retenue par les grilles W, se débarrasse des poussières et se refroidit au contact de l'eau tombant en pluie du disque dentelé qui termine le siphon Z ; ainsi lavé et refroidi, il se rend au gazomètre par le tuyau Y, pendant que l'eau s'écoule en dehors en U. La porte X permet de changer le coke, tous les deux ou trois mois, lorsqu'il est saturé de poussières.
La charge du gazogène se fait en pleine marche, toutes les quatre ou six heures, suivant les dimensions de l'appareil. Pour' cela, on soulève le couvercle ^
., t3â. — Gaiogins Bnlrc-Lencaocbai. (Vue
ViiD GODpa do guogèua et dea appareils accMaolroi).
on remplit la trémie de charbon, on referme N et Ton fait basculer le cône M, au moyen de contrepoids, pour introduire la charge dans le foyer. Toutes les vingtquatre heures, on ouvre la porte F pour retirer la cendre et piquer le feu entre les barreaux DD.
Lorsque le gazomètre est rempli, un mécanisme ferme en partie le conduit d'admission d'air.
Le gazogème doit être arrêté en même temps que le moteur auquel il est associé. Pour cela, on ouvre légèrement la vanne P, ainsi que le clapet d'échappement de l'air. 11 s'établit dans le gazogène, pendant les heures d'arrêt, un léger courant d'air, suffisant pour empêcher le feu de s'éteindre, même pendant un ou deux jours. En outre, on laisse le gazomètre plein, de façon à avoir une pression de gaz suffisante pour remettre le moteur en marche. Pendant ce temps, le ventilateur, recommençant à fonctionner, rétablit dans le foyer la température convenable pour la marche normale.
On adjoint souvent à cet appareil un réchauffeur tabulaire, traversé dans un sens par le gaz chaud et dans l'autre par l'air insufflé ; c'est une excellente disposition, qui réalise un chauffage méthodique.
Une petite rampe à gaz, placée dans le cendrier et alimentée par le gazomètre, peut être utilisée au moment de la mise en train ou lorsqu'on veut ranimer le feu.
Enfin le gazogène Lencauchez peut être alimenté avec des charbons maigres de Vicoigne-Nœux, d'Anzin, de Graissessac ou d'autres provenances, et n'exige nullement l'emploi de l'anthracite anglais, i)eaucoup plus ^'"ftteux.
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MOTEUR \ OKZ SIMPLEX
Moteur k B&i Simpl«z.
Ce moteur, imaginé par MM. Delainare-DeboutteTille et Malandiû, et construit par M. Matter, de Rouen
Fis. I3T. — Moteur Simplei : tm àe bout.
est un moteur à quatre temps : il se distingue par d'ingénieuses dispositions, qui lui assurent une grande simplicité ; il est très économique et possède une Tiarche très régulière.