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MOTEURS A DOUBLE EFFET

gaz, ceux de Lenoir et de Hugon, étaient à double eflFet : Taction explosive se produisait alternativement sur les deux faces du piston, à des intervalles déterminés. Lorsqu'on adopte cette disposition pour les moteurs sans compression, on a une explosion par tour sur chacune des faces du piston ; pour les moteurs à compression, on peut n'avoir une explosion sur chaque face que tous les deux tours (moteurs à quatre temps), ou même tous les trois tours (moteurs à six temps).

Ce système rend évidemment la machine plus légère et moins volumineuse ; la marche est douce, régulière, silencieuse ; mais on rencontre en revanche de graves inconvénients. Tout d'abord, les parois s'échauffent beaucoup plus, de sorte que le poids de gaz employé et le volume d'eau nécessaire pour le refroidissement deviennent beaucoup plus considérables. La quantité d'huile utilisée pour le graissage augmente également. Ainsi, dans le moteur Lenoir primitif, la consommation de gaz était supérieure à 2000 litres par cheval-heure ; la quantité d'eau variait de 120 à 150 litres et la quantité d'huile était d'environ 50 grammes. La perte de chaleur par les parois s'est élevée dans une de ces machines, d'après les essais de M. Tresca, à 85 0/0 de la chaleur de combustion du gaz.

En outre, on est obligé de munir la tige du piston de garnitures qui, se trouvant exposées à de hautes températures, nécessitent, pour éviter les fuites, une grande surveillance et un serrage qui nuit au bon fonctionnement.

Ces inconvénients sont atténués dans les moteurs à compression et surtout dans ceux à six temps ; dans ces derniers, en effet, deux courses sont utilisées pour

faire passer dans le cylindre une charge d'air qui balaye les gaz brûlés et refroidit en même temps les parois ; aussi le dispositif à double effet n'est-il plus guère en usage que dans cette dernière classe de moteurs (type Griflîn).

Moteurs à simple effet. — Quoique l'on obtienne des résultats relativement satisfaisants avec les machines à six temps à double effet, les inconvénients résultant de la garniture de la tige du piston et de la complication de ces moteurs font préférer généralement les appareils à simple effet, dans lesquels l'explosion agit toujours sur la même face du piston, et qui, si elles sont plus lourdes, plus volumineuses et moins régulières dans leur marche, ont le grand avantage d'être plus simples et de consommer moins de gaz, moins d'eau et moins d'huile. Ainsi, dans certains moteurs à simple effet d'une puissance inférieure à 10 chevaux, la consommation de gaz est inférieure à 600 litres par cheval-heure ; celle de l'eau a pu être abaissée à 20 litres, et celle de l'huile à 5 grammes; enfin la perte de chaleur par le réfrigérant peut être inférieure à 20 0/0. Chaque naoteur possède évidemment ses qualités particulières et ne réunit jamais tous les avantages précédents; mais les résultats moyens ne dépassent pas notablement les chiffres ci-dessus. Ces avantages proviennent en partie de ce que l'air pénètre dans le cylindre à chaque course arrière et refroidit les parois intérieures et l'une des faces du piston.

Moteurs aux gaz pauvres. — Les moteurs qui doivent être alimentés aux gaz pauvres exigent quelques modifications. Le gaz Dowson, par exemple, contenant environ 50 0/0 d'azote, n'a qu'un pouvoir calorifique égal

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