MOTEURS A AIR CARBURÉ
au quart ou au cinquième de celui du gaz d'éclairage ; mais, comme il n'exige qu'une fois ou une fois et demie son volume d'air, il s'ensuit que, à égalité de volume du cylindre, la puissance ne sera presque pas diminuée. Malgré cela, des modifications sont nécessaires : ainsi la prise d'air doit être diminuée et Forifice d'admission du gaz doit être agrandi. Pour assurer l'allumage et obtenir un bon fonctionnement, on est obligé de chasser complètement les produits de la combustion et de comprimer plus fortement. La consommation d'eau est à peu près la même.
Moteurs à air carburé. — Il n'existe pas de type défini de moteur à pétrole; on peut très bien employer un moteur à gaz relié avec un carburateur quelconque. Cependant les modèles actuels présentent les caractères suivants. Ils sont ordinairement à compression et à quatre temps ; le moteur Brayton fait exception et appartient au troisième type. Cette disposition est peutêtre due à ce que les moteurs à pétrole ne sont guèi^e entrés dans la pratique qu'après le succès constaté dos machines à quatre temps. En outre, avec un carburateur d'aspiration, la pression dans le cylindre ne serait pas suflisante sans compression. Enfin, dans les moteurs du premier type, l'allumage est généralement produit par une flamme, et ce système ne peut pas être employé ici, à cause des dangers d'incendie et d'explosion, et aussi parce que les flammes produites par l'air carburé encrassent plus rapidement les ouvertures et chaufient plus vite les pièces que celles données par le gaz de houille. Aussi n'emploie-t-on pour l'allumage qu'un tube incandescent ou une étincelle électrique. L'étiacelle peut d'ailleurs être produite par une bobine d'in-^
duction, ou par une petite machine magnéto, commandée par le moteur, et dont on utilise Textra-courant de rupture : la bobine peut être excitée, soit par une pile, soit par une petite machine magnéto ou dynamo, mue par le moteur.
Pour les raisons indiquées plus haut, les organes de distribution doivent être simples, peu susceptibles de s'échauffer et de s'encrasser, faciles à visiter et à réparer. C'est pourquoi on a abandonné généralement le tiroir et adopté l'emploi des soupapes.
A égalité de dimensions, la puissance est supérieure à celle qu'on obtient avec le gaz d'éclairage, la température d'explosion étant plus élevée. La consommation d'eau est à peu près la même.
Ces moteurs exigent plus de soin que les machines à gaz et doivent être graissés davantage; les dépôts obligent à nettoyer souvent les pistons, les cylindres et les autres organes. Il faut aussi agir souvent sur le robinet de prise d'air pur, la richesse du mélange admis variant fréquemment sans cause apparente.