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CYCLES RÉELS

mixtes, il est seulement de 0,34 à 0,37. D'une façon générale, le rendement s'élève, soit avec la richesse du mélange et par suite avec la température explosive, soit avec la compression.

L'examen des rendements montre aussi que les meilleurs cycles sont ceux des moteurs atmosphériques et des moteurs du second type.

Cycles réels. — En réalité, jamais un moteur ne suit le cycle théorique, ainsi qu'on peut le voir sur la figure 57, qui représente un diagramme relevé sur un moteur Otto ; la ligne ox représente la pression atmosphérique. L'admission ab se fait sous une pression

FiG. 57. — Diagramme d'an moteur Otto.

décroissante ; le volume augmente un peu pendant Texplosion cd, de sorte que la pression maxima se trouve diminuée ; la courbe de détente de est au-dessous de la ligne adiabatique ; de plus, la détente est incomplète et enfin l'échappement ga se fait avec une certaine contre-pression, tandis qu'il devrait avoir lieu à la pression atmosphérique.

Les machines des autres types donnent des résultats analogues.

Pertes de traTail dans les cycles réels. — La com-

J. Lefè?re. Les Moteurs.

paraison des diagrammes réels et des cycles théoriques met en évidence les causes de perte de travail qui existent dans les moteurs à gaz tonnants.

L'abaissement de pression qui se produit vers la fin de la période d'admission est surtout sensible dans les moteurs du premier type ; il est dû au vide partiel que produit le rapide mouvement en avant du piston. Pendant cette période, les parois du cylindre, chauffées par les explosions précédentes, exercent une influence nuisiJîle, car elles font dilater le gaz ei diminuent la masse admise dans le cylindre.

L'explosion n'a jamais lieu instantanément ni à volume constant ; sa rapidité augmente avec la richesse, la pureté, l'homogénéité, la température du mélange ; elle est également plus rapide si les parois sont plus chaudes et offrent une plus faible surface. La chaleur conservée par les parois exerce donc ici une action utile. La compression favorise aussi l'explosion, car elle rapproche les molécules gazeuses et rend le mélange plus homogène ; elle élève la température et elle diminue la surface des parois. D'un autre côté, les machines à compression possèdent d'ordinaire une chambre d'explosion, dans laquelle le piston ne pénètre pas, et qui reste remplie de gaz brûlés ; ceux-ci, s'ajoutant ensuite au mélange tonnant, diminuent sa pureté et ralentissent l'explosion.

Malgré cet inconvénient, la compression exerce une action très favorable, surtout en diminuant la surface des parois, qui est la plus importante des causes de perte. 11 faut ajouter aussi que la combustion du mélange gazeux est toujours incomplète, ainsi que le montre l'analyse du gaz provenant de l'échappement.

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