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RÉSULTATS PRATIQUES

Dans les moteurs du troisième type, on observe des pertes analogues, la combustion étant encore incom-, plète et ne se produisant pas à pression constante. L'action de paroi s'exerce encore de la même manière.

Une autre cause de perte provient vde ce que la détente ne se fait jamais suivant une adiabatique, car il est impossible, dans la pratique, d'empêcher les parois, qui sont conductrices et beaucoup moins chaudes que les gaz, d'absorber de la chaleur. Cette perte sera évidemment d'autant plus faible que les parois seront plus chaudes ; elle est moins grande dans les moteurs à compression.

Enfin une dernière perte provient de ce que l'échappement commence avant que les gaz aient atteint la pression atmosphérique. Il résulte de là que la détente n'est pas complète et que, les gaz n'étant pas suffisamment refroidis, une certaine quantité de chaleur se perd par l'échappement ; cette perte est encore augmentée par l'action des parois. De plus, le refoulement des gaz brûlés se fait avec une certaine contre pression, ce qui absorbe du travail.

D'après M. Witz, qui a fait une étude approfondie de cette question, on a les deux lois suivantes:

P L'utilisation croît avec la vitesse de détente ;

2° La combustion des mélanges tonnants est d'autant plus rapide que la vitesse de détente est plus grande.

On diminue donc l'action des parois et l'on accroît le rendement en augmentant la vitesse du piston.

Résultats pratiques. — Nous avons dit que les moteurs du 2^ et du 4^ type sont ceux dont les cycles

théoriques donnent le meilleur rendement. Pour savoir si cette supériorité se conserve dans la pratique, nous n*avons pas d'autre guide que la consommation par cheval-heure. M. Witz estime cette consommation pour les quatre types, d'après les meilleurs travaux, aux nombres suivants :

La consommation théorique devrait être de

Le rapport de la consommation théorique à la consommation réelle est donc :

Ce rapport, qu'on peut appeler le coefficient d'utilisation pratique, permet d'apprécier les imperfections des cycles réels.

On voit que ce sont bien le second et le quatrième type qui ont la consommation la plus faible ; le troisième type dépense un peu plus et le premier présente un écart considérable.

Dans le second type, les moteurs à deux temps sont plus réguliers que ceux à quatre temps, mais leur consommation est un peu plus forte.

Le troisième type n'a pas été perfectionné dans ces derniers temps ; M. Witz pense qu'il e.st appelé à donner de bons résultats pour les grandes puissances.

Les moteurs atmosphériques sont certainement les plus parfaits ; c'est à l'imperfection des mécanismes qu'il faut attribuer leur disparition.

Il est à recommander de faire marcher les moteurs à la température la plus élevée possible, par exemple 85% le rendement augmentant avec la température des

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