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RÉSULTATS PRATIQUES

parois. Il importe aussi de ne pas employer un moteur d'une puissance supérieure à celle dont on a besoin, le rendement diminuant lorsque la machine ne développe pas son travail nominal. D'ailleurs, les pertes sont plus faibles et le rendement meilleur pour les moteurs de grande puissance. Il est donc à désirer que l'emploi des machines puissantes se généralise.

« Gardons-nous toutefois d'une illusion: il n'en est pas du moteur à gaz comme d'une machine à vapeur. Dans cette dernière, le rendement s'améliore beaucoup quand ses dimensions augmentent ; une machine de 2 chevaux consomme de 16 à 18 kilogrammes de vapeur par cheval-heure effectif, alors qu'une machine de 500 chevaux n'en exige que 9 à 10 au plus ; le rendement organique passe de 0,65 à 0,90.

« On devrait donc aussi réaliser une économie notable en employant des moteurs monocylindriques de 50 à 100 chevaux de puissance. Malheureusement, jusqu'à ce jour, nos espérances ont été déçues. Un moteur Otto de 10 chevaux a consommé, dans les expériences de MM. Allard, Leblanc, Joubert, Potier et Tresca, 10 litres de gaz de plus par cheval-heure effectif qu'un moteur de 4 chevaux: on s'attendait au contraire à une amélioration du rendement. J'ai essayé des moteurs de toute dimension : ce sont ceux de 8 à 12 chevaux qui m'ont donné les plus beaux rendements. Ce résultat est paradoxal ; mais on peut l'expliquer, en tenant compte de ce que le moteur du second type, qui est presque uniquement construit aujourd'hui, est un moteur à explosion. Je suis convaincu qu un moteur du troisième type donnerait un meilleur résultat, et c'est encore des moteurs à combustion, totalement aban-

donnés en ce moment, que j'attends la meilleure solution pour la production des grandes forpes.

a Aux ingénieurs et aux inventeurs d'étudier cette question, les premiers par la théorie, les seconds par les essais les plus variés : le concours des deux est indispensable au succès. Dans l'histoire des moteurs à gaz figurera sans doute un jour, à côté du nom du D^ Otto ou de M. Dugald Clerk, celui d'un obscur ouvrier, qui aura fait une très belle et très fructueuse invention (A. Witz)*. »

1. A. Witz, Traité théorique et pratique des moteurs à gaz, 1892.

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