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CHAPITRE X

MOTEURS DU SECOND TYPE A SIX TEMPS Moteur GrifiBn. — Moteur RoUason.

Tandis que certains inventeurs conservent dans le cylindre de leur moteur une partie des gaz brûlés précédemment pour rendre Teyplosion moins rapide et la marche de la machine moins brusque, d'autres au contraire ont cherché à expulser soigneusement les produits de la combustion, afin de conserver au mélange tonnant sa pureté, et d'avoir par suite une explosion plus rapide ou d'employer moins de gaz. Nous avons déjà vu certains dispositifs destinés à atteindre ce but et nous en trouverons d'autres dans l'étude des moteurs à pétrole. Actuellement, nous avons à signaler une solution particulière de cette question, qui consiste à ajouter au cycle à quatre temps deux courses, pendant lesquelles la machine aspire, puis refoule une charge d'air pur destinée à entraîner avec elle les produits de la combustion précédente.

Le cycle comprend alors six courses :

1*^ Aspiration du mélange tonnant ;

2** Compression de ce mélange ;

3** Explosion et détente ;

4^ Refoulement et échappement des gaz brûlés ;

5*^ Aspiration d'air pur ;

6** Refoulement et échappement de cet air et des gaz brûlés.

^ne telle machine n'exige pas d'autres organes

MOTEUR ROLLASON 269

essentiels que les moteurs à quatre temps, mais on n'aura qu'une explosion tous les trois tours ; la marche ne deviendra donc possible qu'avec de grandes vitesses et de forts volants et elle sera encore moins régulière. Mais, comme l'air pur introduit au cinquième temps a pour effet de refroidir les parois, on peut faire disparaître les inconvénients que nous venons d'indiquer en employant des moteurs à double effet, qui n'exigent que des volants ordinaires et fonctionnent régulièrement.

Les moteurs de cette classe sont les seuls qui se construisent encore à double effet. D'ailleurs ils sont peu répandus, si ce n'est en Angleterre.

Moteur Q-rlffln.

Le moteur Griffin utilise le cycle à six temps, que nous venons de décrire. Un tiroir plat, unique, commandé par une bielle, effectue l'admission et l'allumage. Les deux soupapes d'échappement sont actionnées par deux cames, qui les ouvrent à chaque tour et demi, de manière à provoquer la décharge de chaque côté du piston alternativement. Le régulateur agit sur un taquet rectangulaire, qui maintient la valve d'admission du gaz ouverte plus ou moins longtemps, suivant la vitesse. Au-dessus de 6 chevaux, le tiroir est remplacé par des soupapes.

Une machine de 12 chevaux consomme 792 litres par cheval-heure.

Moteur RoUaeon.

L'inventeur s'est proposé de réunir les avantages des moteurs Otto et Lenoir, tout en employant le

cycle à six temps pour chasser complètement les gaz brûlés.

Comme dans le moteur Otto, le cylindre est en porte-à-faux sur le bâti, et un tiroir plat, se déplaçant devant la culasse, produit l'admission et l'allumage, qui se fait par transport de flamme. Un arbre de distribution, parallèle au cylindre et faisant un tour pour trois du volant, commande ce tiroir, ainsi que la soupape d'échappement et le régulateur.

Comme dans le moteur Lenoir, on a fait usage d'un réchauffeur, afin de maintenir à une température aussi élevée que possible les parois de la chambre de combustion.

Les moteurs destinés à, la conduite des dynamos sont munis d'un régulateur électrique : une bobine creuse reçoit le courant continu d'une petite machine, entraînée par le moteur; dans l'intérieur de cette bobine glisse un noyau de fer doux, qui s'élève plus ou moins, suivant l'intensité du courant et par conséquent suivant la vitesse du moteur, et qui actionne, par un levier coudé, une valve réglant l'admission du gaz combustible.

M. Rollason pense que l'expulsion des gaz brûlés et la forte compression permettent d'utiliser des mélanges très dilués, qui, sans ces précautions, donneraient des ratés ; il n'y aurait alors aucun inconvénient à opérer le réglage par variation du volume de gaz combustible.

Cet appareil est muni d'un self-starting automatique.

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