CHAPITRE XI
Dans ces machines, il n'y a plus d'explosion ; elle est remplacée par une combustion à pression constante. Le mélange tonnant» préalablement comprimé, pénètre dans le cylindre pendant une partie de la course avant et brûle au fur et à mesure, puis se détend pendant le reste dé la course; les produits de la combustion sont refoulés et expulsés pendant la course arrière. Le cycle, qui se rapproche de celui des moteurs à air chaud d'Ericson, comprend donc:
P Aspiration du mélange;
2"* Compression ;
3° Combustion à pression constante;
4« Détente;
5® Echappement des gaz brûlés.
Ces moteurs ne sont pas sensiblement inférieurs aux moteurs à quatre temps, surtout lorsque la compression préalable est assez forte. D'ailleurs on peut ici comprimer fortement sans aucun inconvénient, car la combustion se fait à pression constante, tandis que, dans les moteurs à quatre temps, la pression peut se trouver triplée après l'explosion. D'après M. Witz, ces moteurs, qui se font remarquer par une grande douceur de fonctionnement, seraient appelés à un certain avenir, au moins dans le cas des grandes puissances, car, dans ce cas, l'adjonction d'un compresseur.
si elle complique un peu le mécanisme, n'augmente pas sensiblement la dépense.
Les moteurs à combustion sont peu répandus; le plus intéressant est le moteur Brayton, que nous décrirons parmi les moteurs à pétrole.