CHAPITRE XII
Moteurs atmosphériques : moteur Otto et Langea. — Moteurs mixtes :
moteur de Bisschop.
Nous avons rangé dans cette catégorie deux groupes de moteurs, les moteurs atmosphériques et les moteurs mixtes.
MOTBURS ATMOSPHÉRIQUES.
Dans les moteurs atmosphériques, l'explosion ne sert qu'à lancer, comme un projectile, le piston rendu, pendant cette période, indépendant de Tarbre de couche ; le mouvement ne s'arrête que lorsqu'il s'est produit sous le piston un certain vide, par suite de la détente et du refroidissement des gaz brûlés, et le piston redescend en course motrice sous l'action de l'atmosphère, entraînant avec lui l'arbre de couche et le volant.
Le cycle comprend donc :
V Aspiration du mélange sous la pression atmosphérique ; .
2° Explosion à volume constant en course libre ;
3" Détente ;
4! Refoulement du piston par l'atmosphère en course motrice ;
5® Échappement des gaz brûlés.
Otto et Langen furent conduits à adopter ce cycle
en 1867, parce qu'ils pensèrent que réchauffement considérable du cylindre dans le moteur Lenoir était dû à la vitesse trop faible du piston. Ils obtinrent des résultats remarquables pour Tépoque, car leur machine ne consommait que 900 litres par cheval-heure effectif, tandis que les autres moteurs en exigeaient alors environ 2000. Le cycle décrit est excellent ; Faction nuisible de la paroi, pendant la course avant, est réduite autant que possible par l'instantanéité de la détente, et cette action joue au contraire un rôle utile pendant la course motrice, car elle contribue à diminuer la pression des gaz brûlés. Malgré ces avantages, la machine d'Otto et Langen a été abandonnée, ainsi que les autres moteurs atmosphériques, à cause de leur marche peu régulière et du bruit qui accompagne l'explosion, et qui devient excessif pour les forces supérieures à deux chevaux. Nous dirons cependant quelques mots du moteur Otto et Langen, à cause de sa grande importance historique.
Moteur Otto et Langen.
Ce moteur (fig. 93) est vertical. Le piston se meut dans un cylindre très long ; sa tige est terminée par une crémaillère, qui engrène avec une boîte à frein, folle sur Tarbre de couche, pendant l'ascension du piston et solidaire de cet arbre seulement pend.ant la; descente.
Le mélange est introduit à la partie inférieure du cylindre et enflammé par un jet de gaz; le piston est lancé vers le haut par l'explosion et, grâce à la vitease acquise, il s'élève jusqu'à ce que la détente et le refroidissement des gaz aient produit un vide partiel
an-dessous de lui. Il redescend alors, poussé par la. pression atmosphérique et le poids des organes mo-
Fio. 93. — MolDur Ollo et Langm.
biles. Mais, comme il se développe progressivement au-dessous de lui une contre-pression, à un certain
moment, le piston redevient libre pour achever sa course et finir d'expulser les produits des gaz brûlés. Un mécanisme spécial lui permet alors de remonter et d'aspirer une nouvelle charge de gaz tonnant.