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MOTEUR OTTO A PÉTROLE LOURD

PulvérUateur. — Le pétrole est placé dans un réservoir élevé, d'où il passe dans un déverseur à niveau constant et de là dans te vaporisateur. Cet organe (fig. 103) reçoit riijdrocarbure par un conduit latéral et le déverse par la soupape à ramures S, qui est actionnée par une came et un levier ; l'air arrive des deux côtés avec une grande vitesse, de manière à saisir et à pulvériser l'hydrocarbure, qui dégoutte de la soupape.

Fis. 103. — Moleur Ollo : pulréritutfur.

Le mélange est amené au cylindre par un canal non refroidi, qui s'échauffe assez pour achever la volatilisation ; ce canal débouche au droit d'une prise d'air complémentaire.

Réglage. — Une vis de réglage modère le débit du pétrole suivant les besoins; en outre, le régulateur agit sur une soupape disposée sur le canal amenant le liquide. Quand la vitesse est trop grande, l'air et l'huile cessent d'être admis et l'échappement reste ouvert.

J. LiFÈtnE. Les Moleun. 17.

298 MOTEURS A PÉTItOLE

AUumage. — La lampe des tubes d'allumage est alimentée par un petit réservoir spécial, dans lequel on comprime légèrement l'air au moyen d'une pompe à main ; elle consomme environ 82 gr. ou 10 centilitres par heure.

HotsuT Prlestmau.

Ce moteur est le premier qui ait utilisé l'huile de pétrole.

i. 104. - Molour à pélro

Parallèlement au cylindre moteur, et en avant de la figure 104, se voit une pompe qui comprime l'air dans le réservoir à pétrole placé à droite de l'appareil ; cette pompe est commandée par un excentrique, calé

MOTEUR PKIESTMAN 299

sur un arbre qui fait un seul tour pour deux tours du moteur. La pression de l'air fait monter le liquide dans

Fstrûle Air

FiG. lOj. — Moleur Piieslmao : détail du pulvérisaleur.

le pulvérisateur, placé au-dessous du cylindre et représenté en détail figure 105.

Dans cet appareil, le pétrole pénètre suivant l'axe, par un canal étroit, muni d'un robinet R, à orifice triangulaire, commandé par le régulateur ; Tair destiné à se carburer arrive tout autour, par des conduits rentrants, et vient en quelque sorte contrarier la sortie de rhuile. Le mélange passe ensuite en A dans le vaporisateur . D'un autre côté, une valve V, fixée sur le prolongement du robinet R et tournant avec lui, règle l'entrée de l'air pur, qui pénètre ensuite, à travers les orifices d'un difi'useur, dans le vaporisateur A, Ce dernier organe se compose d'un cylindre en fonte, entouré d'une enveloppe que parcourent, en sens contraire, les gaz de la décharge, produisant ainsi un réchauffement méthodique. Tout ce dispositif est placé horizontalement au-dessous du cylindre moteur. Pendant la mise en train, le vaporisateur est chauffé par une lampe, disposée contre le socle.

Le mélange est introduit dans le cylindre par une soupape automatique, située sur le fond. L'allumage, électrique, est produit par l'étincelle d'une bobine d'induction, actionnée par une pile au bichromate de potasse : le circuit inducteur est fermé, au moment voulu, par le passage d'une tige de métal cylindrique entre deux ressorts qui la pressent.

Ce moteur est peu encombrant ; il a l'avantage de ne pas s'encrasser et ne dépense que 385 à 500 grammes d'huile par cheval-heure effectif.

Moteur Crossley.

Dans ce moteur, la disposition des organes est semblable à celle que nous avons indiquée pour le moteur a gaz du même nom.

Il suffit donc de décrire le vaporisateur, qui est placé à l'arrière du cylindre {fig. 106).

Ce vaporisattur se compose d'une chambre divisée par des cloisons verticales en quatre canaux ; il est chauffé par une -lampe placée au-dessous, dont la flamme traverse d'abord ces canaux, puis s'engage dans une cheminée placée au-dessus. L'air, poussé par une pompe, parcourt de haut en bas un conduit hélicoïdal, qui entoure la cheminée, et s'y échauffe ; puis il

Fia. 106. — Motour à pétrolo CrOEslo^.

entraîne le pétrole, amenéau vaporisateur par un autre canal.

Le mélange d'air et de vapeur de pétrole arrive au cylindre moteur par une soupape, qui reçoit son mouvement de l'arbre de distribution, faisant un seul tour pour deux du moteur. L'air arrive directement dans le cylindre.

Le mécanisme qui ouvre cette soupape commande en même temps la pompe à air, qui est à simple effet et envoie Tair dans un réservoir dont une des parois est flexible, ce qui régularise Técoulement du gaz.

Une autre pompe envoie le pétrole au vaporisateur et à la lampe ; son piston est soulevé par le mécanisme de distribution et retombe sous l'action d'un ressort. La lampe est dépourvue de mèche ; elle reçoit directement de Tatmosphère, par des ouvertures latérales, Tair nécessaire à la combustion.

* Moteur Homsby-Akroyd.

Ce moteur (fig. 107) est construit pour employer le pétrole lourd ordinaire et peut cependant être utilisé avec le pétrole d'éclairage ; les organes y sont réduits au minimum, car il n'y a ni inflammateur, ni pulvérisateur ou vaporisateur, ni par conséquent de lampe de chauffage, au moins après la mise en marche ; tout se fait dans la chambre do compression.

Cette chambre V (fig. 108) est placée à l'arrière du cylindre A et communique avec lui par un canal étranglé ; elle est munie de nervures intérieures qui augmentent la surface de contact avec le mélange gazeux, et, comme elle n'est pas refroidie à l'extérieur, elle atteint rapidement une température élevée. Le pétrole, logé dans le socle, traverse un robinet à trois voies e, muni d'un filtre à l'intérieur ; il est aspiré par la pompe Q et envoyé par les tuyaux fg à la chambre V, où il se vaporise aussitôt, au contact des parois très chaudes ; il se mélange en même temps avec l'air, qui y est amené par l'aspiration du piston.

Pendant la seconde course du piston, le mélange est

MOTEUE HORNhnY-AKROVD ' 303

soumis à une compression assez forte pour provoquer son explosion spontanée ; l'étranglement du canal de communication suffit d'ailleurs pour éviter les allumages prématurés. It faut cependant chauifer la chambre V pendant la mise en train, jusqu'à ce qu'elle ait pris la température nécessaire ; ce résultat s'obtient en quatre ou cinq minutes, au moyen d'une forte lampe T, qui est alimentée de pétrole par la pompe U et d'air comprimé par un ventilateur à main R, qu'on actionne

FiG. t07. — Moteur à pùlrolo Hornsbj-Akrojd.

au moyen de la poulie et de l'engrenage S ; cette lampe constitue ainsi un chalumeau des plus énergiques.

Le régulateur J, à force centrifuge, entraîné par l'engrenage conique K, agit sur la soupape d'introduction d'huile ; lorsque celle-ci reste fermée, le liquide aspiré par la pompe Q retourne directement au réservoir par h.

La pompe à pétrole Q est actionnée par l'arbre H, qui reçoit le mouvement de l'arbre de couche par l'in-

termédiaire de Tengrenage I et fait un tour pour deux tours du volant.

Ce moteur possède une marche régulière et économique ; il consomme moins d'un demi-litre d'huile de densité 0,850 par cheval-heure effectif. Sa construction simple rend la surveillance facile, de sorte qu'il semble convenir particulièrement aux installations agricoles. L'absence de tout appareil d'allumage extérieur dimi-

FiQ. 108. — Mccanismo du moteur IIornsby-Akroyd.

nue les risques d'incendie et par suite la prime exigée par les Compagnies d'assurances.

Moteur Qrob.

Ce moteur est du type pilon, comme le moteur à gaz du même système : il marche à quatre temps et emploie l'huile de pétrole (fig. 109 et 110).

En descendant, le piston (fig. 109) aspire, par une

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