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RE AD Y MOTOR » DE BRAYTON

d'un brûleur, et dans laquelle le pétrole achève de se volatiliser.

Allumage et mise en train. — Le même brûleur maintient au rouge le tube de porcelaine qui sert à Tallumage.

Pour mettre en marche, on chauffe le brûleur avec une lampe à alcool : lorsque le pétrole brûle avec une flammebleue, on attend un quart d'heure et on lance le volant.

« Beady Motor » de Brayton.

Les moteurs à pétrole sont généralement à quatre temps. Le moteur de Brayton fait exception : il est à combustion et appartient par conséquent au troisième type. Il avait été conçu tout d'abord pour l'emploi du gaz d'éclairage et marchait alors avec la même douceur et la même régularité qu'une machine à vapeur ; mais il se détériorait rapidement, et il n'est plus employé qu'avec le pétrole. D'ailleurs la qualité du pétrole n'a pas d'importance : on peut même utiliser certaines huiles lourdes qui se vendent à bas prix et qui ont, paraît-il, l'avantage inespéré de donner, en brûlant incomplètement, un résidu gras qui lubrifie le cylindre. Un volume de pétrole peut carburer 24 000 volumes d'air.

Le moteur de Brayton, comme beaucoup d'autres, a subi plusieurs transformations ; il a été successivement à double effet, puis à simple effet, horizontal et vertical ; nous décrirons le modèle vertical à simple effet.

Ce modèle rappelle la disposition du moteur Bénier (page 193). Le cylindre est ouvert à la partie inférieure; la tige du piston, qui est articulée, commande

l'arbre de couche au moyen d'un balancier horizontal, d'une bielle et d'une manivelle.

Le carbiiratenr (fig. 116) est disposé sur le fond du cylindre E et communique avec lui par le conduit N; il est divisé en trois chambres. Celle du milieu A, qui forme le carburateur proprement dit, est remplie de feutre, d'épongé, ou d'une substance poreuse quelconque; elle est séparée de la chambre M par une

série de toiles métalliques ou de plaques de métal perforées et de B par la soupape d'admission C ; enfin elle reçoit par les deux conduits H et K du pétrole et de l'air à haute pression. Le pétrole, qui arrive par H sous l'action d'une petite pompe à piston plongeur, imbibe les matières poreuses. L'air sous pression, introduit par K, provient d'un réservoir et sert seulement à pulvériser et àémulsionner le pétrole, afin qu'il

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