RE AD Y MOTOR » DE BRAYTON
puisse se mettre en suspension dans Tair à carburer. , Au commencement de la course avant, la soupape d'admission C s'ouvre et laisse pénétrer Tair extérieur, qui se charge d'hydrocarbure en traversant A et arrive dans la chambre M, toujours remplie de flammes. Cet air carburé brûle donc au fur et à mesure de son introduction dans le cylindre, qui se prolonge pendant environ le premier tiers de la course. Pendant ^lesdeuxautres tiers se produit la détente; puis le piston revient en arrière.
Tous les organes du moteur Brayton sont supportés par un bâti, à la partie supérieure duquel se trouve l'arbre de couche, placé au même niveau que le fond du cylindre. Les organes de distribution sont commandés au moyen de cames et de leviers, par un arbre auxiliaire horizontal, qui reçoit le mouvement de l'arbre moteur par un engrenage conique à roues égales. La soupape d'échappement est placée sur le fond du cylindre. La pompe à pétrole est commandée par un excentrique, calé sur Tarbre auxiliaire. Le réservoir d'air comprimé est alimenté par une pompe de compression verticale, de même diamètre que le cylindre moteur, mais d'une longueur deux fois moindre et placée à côté de lui ; le piston de cette pompe prend son mouvement sur le balancier ; ses organes de distribution sont mus par l'arbre auxiliaire.
Le régulateur agit sur la quantité d'air admise et par conséquent sur la durée de la combustion : pour cela, il fait glisser sur l'arbre auxiliaire la came de la soupape d'admission, qui est conique. La quantité de pétrole se règle à la main; quant à l'air comprimé, une soupape de sûreté empêche sa pression de dépas-
J. Lefèvre. Les Moteurs. 18..
ser la limite voulue, la pompe à air n'étant pas sous la dépendance du régulateur.
Pour mettre en marche, on fait d'abord fonctionner à la main la pompe à pétrole, afin d'imbiber les matières poreuses, puis on tourne au volant, afin de comprimer l'air et de pulvériser l'hydrocarbure. Quand l'air atmosphérique, introduit par 0, est assez carburé, on ouvre le bouchon L et on allume le gaz en M : l'appareil peut alors fonctionner seul.
La combustion en M est entretenue parle passage de l'air comprimé. Les toiles métalliques empêchent la flamme de se propager en A; du reste, avec le pétrole ordinaire, le danger est beaucoup moins grand qu'avec le gaz d'éclairage.
Pour éviter de tourner au volant, ce qui est assez laborieux, on peut munir le moteur d'un self-starter automatique, composé d'un solide réservoir dans lequel, à la fin de la journée, on refoule l'air comprimé. Il suffit alors, pour la mise en marche, de faire fonctionner à la main la pompe à pétrole et de faire communiquer ce réservoir avec le cylindre : la pression fait démarrer le piston.
Pour un moteur d'un cheval, la consommation est de 4/5 de litre de pétrole par cheval-heure ; pour une machine de 3 chevaux, elle se réduit à un demi-litre.