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ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE

tel que le gaz Dowson, pour la force motrice et le chauffage.

éclairage électrique. — Les moteurs à gaz et à pétrole, à cause de la facilité de la mise en marche et de Tarrêt, ainsi que pour leurs autres qualités, conviennent bien à la conduite des dynamos, en particulier lorsqu'elles servent à produire la lumière par arc et par incandescence. On peut seulement, dans ce cas, reprocher aux moteurs à quatre temps l'irrégularité de marche provenant de ce qu'ils n'ont qu'une explosion tous les deux tours ; mais on peut remédier à ce défaut par l'emploi de deux volants, ou en se servant d'un moteur à deux ou plusieurs cylindres.

Certains constructeurs ont combiné, pour cet usage, des modèles spéciaux qui donnent d'assez bons résultats pour'qu'on puisse Içs accoupler directement avec lesdynamos. La figure 120 montre un moteur Crossley réuni ainsi avec une dynamo Desjrpiâers ; un régulateur spécial rend la marche parfaijKïnent constante. Le système fait 250 tours par minute, vitesse qui convient, également bien aux deux appareils. La liaison entre les deux machines est effectuée au moyen d'un accouplement élastique Raffard, dont l'interposition fait disparaître les petites variations de vitesse que pourrait donner encore la marche à quatre temps. Ce mode de jonction évite en outre les pertes d'énergie que produisent toujours les courroies et les transmissions intermédiaires.

Les moteurs à pétrole peuvent être utilisés de la même manière. Comme dans les autres applications, ils conviennent particulièrement pour les installations mobiles.

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La Compagnie des Moteurs universels a imaginé (fig. 121) un dispositif de ce genre : une voiture d'une construction légère et solide porte à l'arrière un moteur à pétrole Grob de 4 chevaux, à l'avant une dynamo, commandée par courroie. Derrière la dynamo se trouve le tableau de distribution, portant un ampèremètre, un voltmètre, le coupe-circuit et les autres appareils accessoires. Les résistances sont placées audessous de la dynamo. Au centre du chariot se voit un appareil refroidissant à ventilation, qui permet de de ne pas renouveler Veau.

La machine donne deux courants à 110 volts, pouvant alimenter chacun 2 régulateurs d'environ 5 ampères ; un troisième circuit peut allumer un certain nombre de lampes à incandescence, dont deux pour Téclairage de la dynamo et du moteur. Les lampes à arc sont suspendues à des colonnes démontables munies de cercles à suspension ; ces colonnes sont maintenues par des cordes à tirage et se montent très simplement. Pendant le trajet, ces lampes sont fixées dans Tintérieur du chariot à des suspensions à ressorts; les colonnes sont attachées à la voiture. Les conducteurs sont enroulés sur des tambours. Une toiture en fer facilement démontable et des abris latéraux imperméables garantissent les machines contre le mauvais temps. Deux chevaux suffisent parfaitement pour traîner cette voiture. Ce dispositif convient particulièrement pour l'éclairage des chantiers et des grands espaces découverts.

L'emploi de moteurs à gaz tonnants pour l'éclairage électrique ne convient pas seulement aux installations privées ou temporaires ; il peut être adopté aussi avec

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économie pour les stations centrales, qui généralement ne travaillent qu'un petit nombre d'heures chaque jour. Ainsi, les moteurs alimentés au gaz de ville sont employés, en France, dans les stations des villes suivantes: x\gen, Bordeaux, Calais, Dieppe, Dunkerque, Foix, La Palisse, Marseille, Montpellier, Reims, Saint-Nazaire, Toulon, Trouville.. Valence, Verdun, Villeneuve-sur-Lot.

Les stations centrales qui emploient les moteurs à gaz sont souvent exploitées par les Compagnies gazières elles-mêmes ; cette combinaison, qui débarrasse ces Compagnies d'une rivalité gênante, est évidemment économique, car les frais généraux ne sont pas sensiblement augmentés, et les dépenses d'exploitation sont modérées, la Compagnie fabriquant elle-même le gaz de ses moteurs; de plus, elle est avantageuse pour les consommateurs, auxquels elle laisse la liberté d'employer à leur gré le gaz ou l'électricité.

Il y aurait même intérêt pour les particuliers à créer de petites stations centrales au centre d'îlots de maisons suffisamment importants. On pourrait desservir ainsi trente ou quarante clients, sans que les conducteurs aient besoin de traverser les rues et par conséquent sans qu'on ait à s'inqpiéter du monopole des Sociétés d'éclairage. De plus, la canalisation électrique étant très courte, les frais d'installation seraient notablement diminués. Les Compagnies gazières auraient sans doute intérêt à favoriser la création de ces petites usines, en donnant les moteurs et les dynamos en location, comme les appareils de chauffage.

Locomobiles. — Cette application offre un champ étendu à l'emploi des moteurs à gaz. Les locomobiles

APPLICATIONS DES MOTKllHS A OAB TONKANTS

à pétrole sont évidemment destinées à supplanter les locomobiles à vapeur, qui présentent de nombreux inconvénients. La chaudière, lourde et encombrante, exige une grande quantité d*un combustible difficile à transporter; la mise en pression est longue et laborieuse, les risques d'explosion et d*incendie nombreux, la surveillance délicate. La machine à vapeur exige en outre une grande quantité d'eau, et si, comme cela arrive le plus souvent, le liquide employé est boueux oa calcaire, les inconvénients que nous venons d'éntimérer sont fortement accrus.

Avec les moteurs à pétrole, on peut loger facilement dans un réservoir de petites dimensions une provision de combustible suffisante pour plusieurs jours ; il n y a pas de danger d'incendîe si l'appareil est convenablement disposé. Il est vrai qu'on a généralement besoin d'un courant d'eau pour rafraîchir le cylindre, mais cette eau n'a pas besoin d'être pure, et la même masse liquide peut servir indéfiniment. Quelques machines possèdent même des appareils spéciaux pour la réfrigération de l'eau.

Le moteur Hornsby-Akroyd est un de ceux qui conviennent le mieux au service des locomobiles, car il est très robuste et très facile à conduire, puisqu'il n'a pas de lampe et que l'allumage et la vaporisation se font spontanément. Une fois mise en marche, la machine peut fonctionner seule, tant qu'il y a de l'huile dans son réservoir.

Au-dessous du moteur (fig. 122) se trouve un corps cylindrique tubulaire, recevant l'eau de réfrigération, que met en circulation une pompe spéciale. Un courant d'air froid, appelé par la décharge, traverse le

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