‹ Les mots qui restent: supplément à la troisème édition du "Musée de la conversation"; répertoireChapitre 177 sur 258 · NUIT · texte numérisé non relu

NUIT

Car il n'est si beau jour qui n'amène sa nuit.

Chateaubriand, dans ses Mémoires d'outre-tombe, raconte, à la date du 20 septembre 1833, sa visite à l'église Saint-Antoine de Padoue {il Santo), à Padoue.

Dans le cloître, il lut, sur la tombe du jeune d'Orbesan, mort en 1595, une épitaphe qui se termine, dit-il, « par un vers qu'un grand poète voudrait avoir fait » :

Car il n'est si beau jour qui n'amène sa nuit.

Cette belle pensée est empruntée à un dicton dont le Livre des proverbes de Le Roux de Lincy donne ces dtîux variantes (série III) :

(( Il n'est si grand jour qui ne vienne au vespre, ny temps qui ne prennes lin. »

[Adages français, XVP siècle.)

Page 1