NUIT
Car il n'est si beau jour qui n'amène sa nuit.
Chateaubriand, dans ses Mémoires d'outre-tombe, raconte, à la date du 20 septembre 1833, sa visite à l'église Saint-Antoine de Padoue {il Santo), à Padoue.
Dans le cloître, il lut, sur la tombe du jeune d'Orbesan, mort en 1595, une épitaphe qui se termine, dit-il, « par un vers qu'un grand poète voudrait avoir fait » :
Car il n'est si beau jour qui n'amène sa nuit.
Cette belle pensée est empruntée à un dicton dont le Livre des proverbes de Le Roux de Lincy donne ces dtîux variantes (série III) :
(( Il n'est si grand jour qui ne vienne au vespre, ny temps qui ne prennes lin. »
[Adages français, XVP siècle.)