PAILLE
« La paille humide des cachots. »
Epave du style déclamatoire, qui, grâce à la pléiade romantique, aux Jeune- France^ bousingots, etc., brilla d'un éclat nonpareil à la fin de la Restauration et dans les premières années du règne de Louis-Philippe.
Une des curieuses caricatures publiées par le Figaro en 1832 (n'' 8 de la série), portait ironiquement comme titre et comme légende : Maison de santé, — Les patriotes pourrissant sur la paille humide des cachots.
Ce dessin, décrit dans le n*^ du 12 décembre 1832, représentait des patriotes, victimes d'une société inhumaine, achevant un souper en joyeuse compagnie.
(( Vous croiriez que c'est une orgie, disait-on dans Tarticle ; point. C^est une réunion oe patriotes pourrissant sur la paille humide des cachots.
» Où donc est la paille humide, où est le martyre,... où est le cachot ? Ma foi, demandez-le à ces pauvres et mallieureux patriotes qui gémissent d'une si joyeuse façon : ils vous feront une élégie sur leur misérable condition.
» Car c'est une vieille et classique fiction républicaine que celle des fers et delà paille humide des cachots...
» Ce sont les bateleurs et saltimbanques de l'emprisonnement. »