‹ Les mots qui restent: supplément à la troisème édition du "Musée de la conversation"; répertoireChapitre 241 sur 258 · VIE — VILLAGE · texte numérisé non relu

VIE — VILLAGE

que tous les êtres organisés ont à soutenir, et que W. Herbert a particulièrement étudiée en ce qui concerne les plantes.

On trouvera d'ailleurs résumées, dans une Notice historique qu'il a placée en tète de son édition définitive, les opinions de ses devanciers sur ces intéressantes questions.

Dès 1837, comme il nous l'apprend dans son autobiographie, Darwin s'occupa de rassembler tous les faits relatifs aux variations des animaux et des végétaux. h' Essai de Malthus sur le principe de la population^ qu'il lut en 1838, lui fournit de précieux aperçus sur la lutte pour l'existence.

C'est en 1856 qu'il écrivit en partie son ouvrage, a la principale œuvre de ma vie », dit-il. Deux ans après, il recevait de M. Wallace un travail où se trouvaient développées les mêmes théories. Ces deux mémoires, qui furent publiés presque en même temps, n'obtinrent alors que fort peu d'attention dans le monde savant.

{La Vie et la Correspondance de Charles Darwin, publiées par son fils ; Londres, 1887. — Trad. H. C. de Varigny, t. I, p. 85 et suiv.)

On ne s'est pas contenté, en France, d'emprunter aux Anglais l'expression struggle for life. Il s'est trouvé des écrivains, et non des moindres, pour risquer ce barbarisme sans nom : struggle for lifers, substantif monstre signifiant : ceux qui luttent pour la vie... Qu'on n'exige pas de nous les noms des coupables.

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