‹ Les Moules Marines des Côtes de France: Leurs SalubritéChapitre 14 sur 35 · AE RES · texte numérisé non relu

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pertes dans leurs cultures par les fortes chaleurs orageuses sévissant certaines années. Ce sont les moules les plus près de la côte, c’est-à-dire le plus souvent à découvert, qui subissent la chaleur plus fortement et plus longtemps. Là encore, le même danger apparaît à la consommation de ces coquillages ayant souffert expédiés à demi-morts ou morts.

La moule préférerait les eaux claires et Feydeau, dans la baie de l’Aïguillon, observe que les moules se ferment par mer salée, c’est-à-dire par vents Ouest, Nord-Ouest, Sud-Ouest, tandis que, par temps calme, et mer claire, vents Est, Nord-Est, elles sont constamment ouvertes et profitent. Les notions biologiques que nous possédons sur les moules sont bien moins complètes que celles des huîtres. Il est à souhaïter qu’un jour, on puisse tirer des observations sur la vie de ces mollusques, des lois géné rales et complètes qui donneront aux mytiliculteurs les plus précieux renseignements. Combien les laboratoires ostréicoles rendent-ils d’inestimables services aux ostréiculteurs ! Si, un jour, on arrive au verdissement synthétique, le mytiliculteur connaîtra-t-il l’engraissement synthétique dans une eau saine ?

Quel beau rêve pour l’hygiéniste !

La moule vit dans les milieux pollués, aussi bien, sinon mieux, que dans les milieux sains. Nous verrons plus tard les conséquences de cette angoisssante observation.

Il n’est pas de vie sans lutte pour la vie et la moule n'échappe pas à cette loi. La moule comme tout organisme vivant est susceptible de maladies, rares il est vrai, mais dont nous ignorons tout. En Hollande, sévit au début du siècle, pendant plusieurs années, une épidémie qui détruisit une grande quantité de ces mollusques, occasionnant une grosse perte. Les symptômes étaient la perte du byssus, la dégénérescence des muscles et Jes moules périssaient la coquille ouverte. On ne sut jamais

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