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les clayonnages. On les nomme « moules à plisses » quand elles sont bien unies en paquet par leur byssus. Parfois, le naïissain manque sur les pieux et il faut s’en munir dans les gisements naturels voisins. Cela arrive chaque fois que les pieux à naissain sont envahis par les grosses moules.
La récolte sur les pieux se fait vers le mois d’août. Tout le naissain n’est pas utilisé pour les besoins des bouchots d’amont. Le surplus reste sur les pieux jusqu’à la saison où il faut les nettoyer pour que le nouveau naissain y adhère.
A cette époque (avril) les pieux d’aval sont débarrassés des moules d’un an qui sont devenues grosses et que l’on peut déjà manger, bien qu'il soit préférable de les mettre quelque temps encore en tamarinière.
On ne travaille dans les bouchots à naissain qu’en avril pour le grattage des pieux et en août pour ramasser le naissain.
Munis de paquets de naissain, nous allons les placer sur des bouchots vides et «refaits ». Ce travail est délicat car il faut bien pincer les paquets si l’on ne veut pas que la mer les emporte. On en mettra en plus grande quantité dans le haut des fascines car c'est là surtout que la mer « bat » le plus. Les fascines coûtent cher et il faut les remplacer quand elles sont cassées ou pourries, un clayonnage ne fait pas plus de deux ans.
Il faut aussi savoir placer le nouvelain en quantité voulue : « Tout comme dans un champ si l’on met deux betteraves là où il n’en faut qu'une ».
Le gros inconvénient du clayonnage, c’est son prix de revient en travail et en matériel. Quelques bouchots d’amont ne sont pas clayonnés. Voici une ligne de bouchots à « catin ». Son propriétaire le « catine »; il entoure les pieux d’un faisceau de branches de tamarin (quelquefois de châtaigner, ou de saule) qu'il fixe avec
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